Tribune. Les plates-formes numériques, Google et Facebook en tête, captent désormais une immense partie du pactole publicitaire issu de la révolution numérique. Leur emprise est mondiale et a pour conséquence d’assécher les revenus des médias. Comme si le contenant avait gagné la bataille économique sur le contenu – puisque, par essence, ces géants n’en produisent, pour le moment, aucun.
Les grandes plates-formes ont pris l’ascendant en intégrant avant tout le monde la portée d’une révolution radicale, première étape de l’évolution de notre espèce. Nous serons bientôt a minima boostés par des assistants dotés d’intelligences artificielles, des robots, et sans doute à terme corporellement et psychiquement augmentés.
Sujets de craintes et de crispations, le respect de la vie privée, pilier du sentiment de liberté, est ainsi devenu un enjeu fondamental. Sous la pression des citoyens, l’Europe politique et les gouvernements nationaux se sont emparés du sujet. Des séries de règlements et de lois apparaissent, le dernier en date étant le règlement général sur la protection des données (RGPD), en attendant le règlement « e-Privacy » à venir courant 2018. Leurs buts : protéger les citoyens en réduisant les possibilités de tracer leurs comportements en ligne.
Paradoxe
Dans ce contexte, la réaction des éditeurs français paraît paradoxale. D’un côté, ils exigent des règlements qui devraient a priori réduire la domination économique de leurs concurrents Google et Facebook. De l’autre, ils les bafouent en construisant leurs propres plates-formes de data mutualisées (Alliance Gravity ou Skyline) pour tenter d’offrir de vraies solutions de ciblage marketing au marché publicitaire.
Ce paradoxe apparent tient à deux incompréhensions majeures de la part des régulateurs.
La première, c’est que le pouvoir de Google et Facebook ne reposent pas sur les « cookies », mais sur le « surf logué », c’est-à-dire l’identification...
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/09/il-faut-accelerer-la-collecte-des-donnees-de-consommation-et-de-comportement-et-en-securiser-l-utilisation_5212509_3232.html#Z8ZAmHtFlQEKXgfQ.99
Quand les mineurs et les jeunes se mettent derrière un ordinateur, les MARKETS, divers et variés, se présentent à euX... dans les salles d'études ou dans leurs chambres. Qui est responsable? Le PO-Raad et le VO-Raad en Hollande et le SAFER Internet à LuXembourg, dont le projet relié à la DG-Connect fut largement subventionné par la Commission européenne à Londres, car c'est la London School of Economics qui fut en charge du projet, se disent prêts à enquêter avec les différentes inspections (Toezicht). Même les juristes s'intéressent à la façon dont ont été menés les projets liés au numérique dans les écoles et dans les magasins de jouets à partir des années 90. Qui a fait quoi? Qui est responsable?
Dalloz: quelles responsabilités pour les fabricants et les vendeurs? quelles responsabilités ministérielles?
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