vrijdag 1 februari 2013

J'écris...

Ja maar wat betekent voor u het begrip "Burgerparticipatie"? We zullen misschien niet altijd achter een computer willen blijven zitten... Dialoog is goed, in het echt kan ook. Dit is een heel interessant onderwerp namelijk: ontmoeting met de burgers. Een nieuwe realiteit ook misschien, alles gaat heel snel, aan de burgers om enige richting aan te geven, denk ik. Democratie heet dat. http://www.overheid.nl/zowerktdeoverheid/hoewerktdedemocratie. Wat betekent democratie in Europa ?


Overheid.nl | Hoe werkt de democratie?
www.overheid.nl

Hoe werkt de democratie?

Volksvertegenwoordiging, constitutionele monarchie, de Grondwet

De manier waarop het bestuur over de Nederlandse staat is geregeld, heet democratie. In een democratie heeft het volk de macht. Het begrip democratie is afgeleid van twee Griekse woorden, demos betekent volk, kratos staat voor macht. Maar wat is het volk? In ons land wonen meer dan zestien miljoen mensen die allemaal hun eigen opvattingen hebben over wat er zou moeten gebeuren. Zo maar een keer met z'n allen bij elkaar gaan zitten om daar over te praten en besluiten te nemen is onmogelijk.

Wie actief is in een vereniging of een club weet hoe moeilijk het kan zijn wanneer iedereen zich overal mee bemoeit. Al gauw worden dan een paar mensen aangewezen om de zaken te regelen. Er komt een bestuur waarin mensen zitten die het vertrouwen van de leden genieten. Als het bestuur door de leden wordt gekozen, spreken we van een democratische vereniging. Op soortgelijke wijze zit de Nederlandse staat in elkaar. Omdat we niet met z'n allen tegelijk het land kunnen besturen, kiezen we volksvertegenwoordigers. Op landelijk niveau zijn dat de leden van de Eerste en Tweede Kamer, op gemeentelijk niveau wordt ons democratisch gekozen bestuur gevormd door de gemeenteraad, in de provincie door Provinciale Staten.

Maar mijn wezenlijke vraag was: waarvoor staat Nederland? Want ik ben niet hier om over de minister te praten maar over het buitenlands beleid. Nogmals welke waarden en welke ethiek?

Charter of Fundamental Rights of the European Union...

http://eur-lex.europa.eu/en/treaties/dat/32007X1214/htm/C2007303EN.01000101.htm

Collegium international éthique, politique et scientifique....

Collegium international éthique, politique et scientifique


Cet article est une ébauche concernant la politique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.


Logo du Collegium
Le Collegium international éthique, scientifique et politique est une association basée en France qui a été fondé en 2002 par Milan Kucan, président de la Slovénie, Michel Rocard, ancien premier ministre français, co-présidents, Stéphane Hessel, vice-président, et Sacha Goldman, secrétaire-général.

Il rassemble des femmes et des hommes d'État, des philosophes, des savants des cinq continents.


Sommaire
1 Origine
2 Composition
3 Lettres ouvertes, réunions publiques, conférences, etc.
4 Notes et références
5 Liens externes


Origine

Collegium international souhaite trouver des réponses intelligentes et appropriés qu'attendent les peuples du monde face aux nouveaux défis de notre temps. Un appel1 pour l'établissement du Collegium fut rendu public en février 2002 à New York et ses membres ont été officiellement présentés le 2 avril 2003 à Bruxelles devant le Parlement européen.

Les membres du Collegium et les membres associés, les signataires de l'Appel, sont des scientifiques, des philosophes et d'anciens ou actuels chef d'État et de Gouvernement.

Composition

Coprésidé par Michel Rocard, ancien Premier Ministre de la France, et Milan Kucan, qui lors de la fondation du Collegium était Président de la République de Slovénie, le groupe inclut : les anciens Présidents Fernando Henrique Cardoso du Brésil et Alpha Oumar Konaré du Mali ; Ruth Dreifuss, ancienne conseillère fédérale de la Suisse ; les philosophes Edgar Morin, Jürgen Habermas et Jean-Pierre Dupuy ; le professeur de droit international Mireille Delmas-Marty ; l'ancien Président d'Irlande et Haut Commissaire pour les Droits Humains à l'ONU Mary Robinson ; les économistes lauréats du prix Nobel Joseph Stiglitz et Amartya Sen, l'ancien ambassadeur de la France à l'ONU Stéphane Hessel, qui était aussi présent à la création des Nations unies, l'ancien ambassadeur des États-Unis William vanden Heuvel. Les autres membres du Collegium international sont, entre autres Henri Atlan, Jacques Robin, René Passet, Wolfgang Sachs et Ahmedou Ould-Abdallah2.

Son Secrétaire Général est Sacha Goldman, producteur de film.

Lettres ouvertes, réunions publiques, conférences, etc.
Septembre 2004 : Lettre ouverte aux Candidats des Election Présidentielle des États-Unis en 2004, le Président George W. Bush et le Sénateur John Kerry, publié3 dans The Nation, revue hebdomadaire américaine.
Le 24 octobre 2005, à l'occasion du 60e anniversaire des Nations unies, le Collegium international éthique, scientifique et politique a présenté un texte appelé « Déclaration Universelle d'Interdépendance » au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et au président de l'assemblée générale des Nations unies, Jan Eliasson.
Mars 2007 : table ronde à Genève sur la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels4
28 septembre 2007 : table ronde à Paris sur la thématique Science et politiques

Notes et références[modifier]


1.↑ L'Appel de 2002 [archive]
2.↑ Liste des Membres du Collegium Internationale [archive]
3.↑ The Nation, Septembre 16 2004 [archive]
4.↑ L'Emission de la FIFDH le 17 mars 2007 [archive]

Liens externes[modifier]
Site officiel
An Ethical Think-link By Sacha Goldman - United Nations UN Chronicle 2004
It's a Small Word After All Par Katrina vanden Heuvel, The Nation, Sept.16, 2004
Plenary Meeting of the International Ethical, Scientific and Political Collegium (13-14 October 2006)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Collegium_international_%C3%A9thique,_politique_et_scientifique

A consulter éaglement:
http://www.un.org/wcm/content/site/chronicle/


Très intéressant aussi...

Wolfang Sachs and the environment...

Wolfgang Sachs

Wolfgang Sachs est un économiste contemporain qui a effectué une des critiques les plus radicales de la notion de développement.

Directeur de l'Institut Wuppertal pour le climat, l'environnement et l'énergie1 en Allemagne, l'un des principaux think tank écologiques d'Europe, il a su animer une réflexion collective autour de cette notion, et de l’« après-developpement », notion précurseur de celle de décroissance, actuellement en vogue dans certains milieux.

Parcours

Après avoir été "Research Fellow" dans le projet "Energie et Société" de l'Université technique de Berlin au début des années 1990, il co-édite le Dictionnaire du Développement. Cet ouvrage est une remise en cause de la notion de développement.

Depuis 1993, il travaille à l’Institut Wuppertal pour le climat, l'environnement et l'énergie (de).

Sa réflexion sur le développement rejoint celle de personnes se revendiquant de l'héritage du philosophe autrichien Ivan Illich, comme le Mexicain Gustavo Esteva, avec lequel il a écrit un livre sur l'après-développement : Des ruines du développement.

Il élargit alors son champ de recherches pour inclure les relations entre la globalisation et la durabilité, ainsi que l'analyse de nouveaux modèles de richesse.

Il dirige actuellement le projet transversal "Globalisation et Durabilité" et les études doctorales sur "L'environnement et l'équité dans le régime du commerce international".

Son implication internationale

Wolfgang Sachs compte également parmi les membres fondateurs du Collegium international éthique, politique et scientifique, association qui souhaite apporter des réponses intelligentes et appropriés qu'attendent les peuples du monde face aux nouveaux défis de notre temps.


Et puis...

Wolfgang Sachs

This article needs additional citations for verification. Please help improve this article by adding citations to reliable sources. Unsourced material may be challenged and removed. (January 2008)


Wolfgang Sachs

Born

1946
Munich


Nationality

German


Fields

Sociology, Catholic theology, environment



Institutions

Wuppertal Institut



Alma mater

University of California, Berkeley



Known for

Environmental studies



Influences

Ivan Illich


Wolfgang Sachs (born 25 November 1946) is a researcher, writer and university teacher in the field of environment, development, and globalization.

He studied sociology and Catholic theology in Munich, Tübingen and Berkeley. He holds a master degree in sociology (1971), a master degree in theology (1972) and a PhD in social sciences (1975).

After a period (1975–1984) as Assistant Professor at the Technical University of Berlin he joined the Society for International Development in Rome as a co-editor of the journal Development. 1987–1990 he was Visiting Professor at Pennsylvania State University and 1990–1993 Fellow at the Institute for Advanced Study in the Humanities in Essen.

In 1992 he edited and co-authored the volume The Development Dictionary: A Guide to Knowledge as Power (London: Zed Books), by now a 'classic' in (Post-)Development Studies, which has been translated into a dozen languages. A new edition, including a new preface, was published in 2010.

Since 1993 Sachs has worked at the Wuppertal Institute for Climate, Environment, and Energy In Germany, since 2009 as head of the Berlin Office. He served also as chairman of Greenpeace Germany from 1993 to 2001, and as a lead author in the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) from 1999 to 2001. On behalf of the Heinrich Boell Foundation, Berlin, he chaired two international civil society expert panels, one to draft a memorandum for the World Summit on Sustainable Development in Johannesburg in 2002 (The Jo'burg Memo) and the other (also on behalf of Misereor) to carry out a Dialogue / Report on multilateral trade rules for sustainable markets in agriculture (Slow Trade – Sound Farming, 2007). He is also Chairman of the Scientific Advisory Committee of the annual fair "Terra Futura" in Florence, Italy a Curator of the annual "Toblach Talks" in Toblach, Italy, and a co-organizer of the annual "Spiekeroog Climate Talks" on the island of Spiekeroog, Germany. Sachs is a member of the Scientific Advisory Board of ATTAC.[1]

Furthermore, he is the principal author of Fair Future: Resource Conflicts, Security and Global Justice and Sustainable Germany in a Globalized World, both major studies produced by the Wuppertal Institute. Sachs is also a member of the Club of Rome, a lecturer at Schumacher College and a Honorary Professor at the University of Kassel, Germany.

[edit] Selected publications
Sachs, Wolfgang; Zukunftsfähiges Deutschland in einer globalisierten Welt (Sustainable Germany in a Gobalized World), published by Brot für die Welt, eed and BUND – Frankfurt/Main: Fischer, 2008 (main author).
Sachs, Wolfgang; Climate Change and Human Rights. In: Development, 51 (2008), 332–337.
Sachs, Wolfgang & Santarius, Tilman et al.; Slow Trade – Sound Farming. A Multilateral Framework for Sustainable Markets in Agriculture, – Berlin: Heinrich Böll Foundation & Misereor, 2007. Also available in Spanish, French, Arabic, Czech.
Sachs, Wolfgang & Santarius, Tilman et al.; Fair Future. Resource Conflicts, Security, and Global Justice. – London: Zed Books, 2007. Also available in German, Italian, Spanish.
Sachs, Wolfgang; Environment and Human Rights. – Wuppertal: Wuppertal Institut für Klima, Umwelt, Energie, 2003.
Sachs, Wolfgang; Fair Wealth: Eight Shifts towards a Light Economy. In: Manzini, Ezio (ed.): Sustainable Everyday: Scenarios of Urban Life. – Milan: Edizioni Ambiente, 2003, 41–44.
Sachs, Wolfgang (ed.); The Jo'burg Memo: Fairness in a Fragile World. Memorandum for the World Summit on Sustainable Development. – Berlin: Heinrich Böll Foundation, 2002. – (World Summit papers). Also available in German, Italian, Spanish, Portuguese, Russian, Arabic, French, Turkish, Thai, Indonesian, Hindi, Chinese, Vietnamese, Korean, Khmer, Urdu.
Sachs, Wolfgang; Development and Global Environmental Change. In: Timmerman, Peter (ed.): Encyclopedia of Global Environmental Change : volume 5. – Chichester [u.a.]: Wiley, 2002, 150–162.
Sachs, Wolfgang; Globalization and Sustainability : an essay. – Berlin : Heinrich Böll Foundation, 2000. – (World Summit paper ; 6) – also in German, Spanish, Italian, Portuguese.
Sachs, Wolfgang; Being and buying: the Power of Limits – an Inquiry into new Models of Wealth. In: New perspectives quarterly, 17 (2000), 4, 14–26.
Sachs, Wolfgang; Planet Dialectics: Explorations in Environment and Development. – London [u.a.] : Zed Books [u.a.], 1999. Also available in German and Japanese.
Sachs, Wolfgang; Rich in Things, Poor in Time: Poverty of Time Degrades the Wealth of Goods. In: Resurgence, 1999, 196, 14–18.
Sachs, Wolfgang; Loske, Reinhard & Linz, Manfred; Greening the North: A Post-industrial Blueprint for Ecology and Equity. – London [u.a.]: Zed Books, 1998. Also available in German, Italian and Japanese.
Sachs, Wolfgang; Speed limits. In: Millar, Jeremy (ed.): Speed: Visions of an Accelerated Age. – London: The Photographers' Gallery, 1996, 123–130.
Sachs, Wolfgang; Sustainable Development. In: Redclift, Michael (ed.): The International Handbook of Environmental Sociology. – Cheltenham [u.a.] : Elgar, 1997, 71–82.
Sachs, Wolfgang (ed.); Global Ecology : A new Arena of Political Conflict. – London [u.a.] : Zed Books [u.a.], 1993. Also available in German.
Sachs, Wolfgang (ed.); The Development Dictionary: A Guide to Knowledge as Power. – London [u.a.]: Zed Books [u.a.], 1992. Available editions and translations: Spanish, South African, Indonesian, Indian, Japanese, Thai, Italian, Persian, Brazilian, Mexican, Serbian, French.
Sachs, Wolfgang: For Love of the Automobile: Looking Back into the History of Our Desires. – Berkeley, Calif.: Univ. of California Press, 1992. Also published in German and Japanese.

[edit] References

1.^ "ATTAC Scientific Advisory Board" (in German). Retrieved 2012-5-21.

http://en.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Sachs

Tout cela est bien évidemment très intéressant...

Comment traduire cela en politique?...

Mais le problème rencontré par l'ensemble des théoriciens de la décroissance (qu'ils soient de sensibilité spiritualiste ou matérialiste) est précisément leur incapacité à modéliser leurs idées, c'est-à-dire à les traduire dans le champ politique. Jacques Ellul fera de cette incapacité même un de ses principaux objets d'étude3.

3. Notamment à partir de 1965, à travers son livre L'illusion politique

Est-ce que les blogueurs à l'heure du tout numérique pourraient contribuer à participer à la mise en place d'une politique européenne de la décroissance comme de la revitalisation de nos VALEURS essentielles? Dans ce débat, les voix de femmes et de mères sont plus que bienvenues. La doctrine sociale de l'Église y aurait également toute sa place.

Décroissance.... nous avançons...


La décroissance est un concept à la fois politique, économique et social fondé sur le rejet de l'objectif, en tant que tel, du maintien d'un taux de croissance économique positif. Soutenu notamment par certains mouvements anti-productivistes, anti-consuméristes et écologistes, il remet en cause l'idée d'une croissance source de bienfaits à long terme pour l'humanité, ce qui l'oppose au développement durable. Le terme « décroissance » est occasionnellement complété par des adjectifs tels que « soutenable » ou « convivial ». Une autre appellation, plus récente, est « objection de croissance ».

Allant parfois jusqu'à prôner une réduction contrôlée de l'activité économique, c'est-à-dire une croissance négative, les objecteurs de croissance, également appelés « décroissants » dans la presse, contestent l'idée d'un développement économique infini. Selon eux, le taux de production et de consommation ne peut pas être durablement accru ni même maintenu, étant donné que la création de richesses mesurée par les indicateurs économiques comme le PIB repose sur l'exploitation et la destruction d'un capital naturel épuisable.

Les objecteurs de croissance prônent au plan individuel la démarche dite de simplicité volontaire et, au plan global, une relocalisation des activités économiques afin de réduire l'empreinte écologique et les dépenses énergétiques.


Origines

Relativement récente, l'idée de décroissance trouve son fondement chez différents penseurs du XIXe siècle et du XXe siècle qui ont en commun de critiquer le concept même de croissance selon une optique civilisationnelle, du fait qu'elle met en péril l'équilibre des liens séculiers unissant l'homme et la nature (fondements de l'écologie) et, corollairement, le socle des valeurs qui scellent ces liens (principes politiques ou plus largement éthiques). C'est en particulier le cas, à partir des années 1930, de deux penseurs bordelais : Jacques Ellul et Bernard Charbonneau.

Le concept de décroissance n'apparaît qu'à la fin des années 1960 et se présente comme une recherche de solution (politique, économique, juridique...) aux nuisances majeures (écologiques, économiques et/ou d'ordre psycho-social) qu'engendre la croissance, laquelle est alors à son zénith dans les pays dits développés (période des Trente Glorieuses). Les premiers efforts de théorisation se manifestent au sein du Club de Rome et chez l'économiste et mathématicien roumain Nicholas Georgescu-Roegen, lequel est à l'origine du terme décroissance.

Portant un intérêt particulier à l'articulation de l'individuel et du collectif, notamment via la démarche de simplicité volontaire, de nombreux partisans de la décroissance reconnaissent une dette intellectuelle envers Gandhi. Des considérations d'ordre spirituel sont ainsi invoquées pour dénoncer l'idéologie de croissance en tant qu'avatar d'une conception du monde étroitement matérialiste et marchande, qui ne prend en considération que les intérêts financiers des individus, qui plus est uniquement à court terme. On retrouve par exemple aujourd'hui cette approche chez Pierre Rabhi.

Ancien prêtre, Ivan Illich fonde comme Ellul (dont il est un fervent lecteur1) sa critique du productivisme sur des arguments associant dialectiquement le spirituel et l'analyse sociologique.

Mais la majorité des critiques de la croissance sont centrés sur la sociologie. Citons, en France, les cas de Jean Baudrillard et d'André Gorz ainsi que les penseurs de la Revue du MAUSS (en particulier l'économiste Serge Latouche). Tous avancent des thèses invitant à approfondir l'idée de décroissance dans une perspective politique. André Gorz est d'ailleurs le premier à utiliser le terme de décroissance, il y a 40 ans à l'occasion du rapport du Club de Rome sur les limites de la croissance2[réf. insuffisante].

Mais le problème rencontré par l'ensemble des théoriciens de la décroissance (qu'ils soient de sensibilité spiritualiste ou matérialiste) est précisément leur incapacité à modéliser leurs idées, c'est-à-dire à les traduire dans le champ politique. Jacques Ellul fera de cette incapacité même un de ses principaux objets d'étude3.

Origine des mouvements décroissants

Les mouvements en faveur de la décroissance peuvent trouver comme précurseurs le vieux courant de pensée anti-industriel du XIXe siècle, situé à la lisière du christianisme et de certaines tendances du socialisme, qui s'est notamment exprimé en Grande-Bretagne à travers John Ruskin et le mouvement Arts & Crafts (1819-1900), aux États-Unis à travers Henry David Thoreau (1817-1862) et en Russie à travers Léon Tolstoï (1828-1911). On pourrait aussi citer comme autres précurseurs possibles, le luddisme, mouvement de sabotage sélectif de certaines machines, et aussi les premières formes du syndicalisme ouvrier.

La critique de la société de consommation véhiculée par ces mouvements, et l'esprit du mouvement antipub souvent proches de la décroissance, peuvent trouver des similitudes sur certains points avec les courants de pensée soixante-huitards, ainsi que certaines thèses de l'Internationale situationniste. Cette influence n'est cependant pas totale, car les décroissants adoptent généralement une vision plus réformiste que révolutionnaire.

Thèses d'Ellul et Charbonneau

En 1934, au sein de la mouvance personnaliste, Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, que l'on considère souvent comme les fondateurs de l'écologie politique4, font partie des tout premiers en France à critiquer l'idéologie productiviste, allant jusqu'à prôner une « révolution » pour la combattre5, mais une révolution dans laquelle l'État ne jouerait aucun rôle et devrait même être écarté6.

Si la notion de décroissance traverse toute l’œuvre d'Ellul7, celui-ci n'emploiera jamais le terme lui-même, considérant en effet dès ces années 1930 que le préalable à l'abandon du productivisme est un travail que chaque personne doit mener sur elle-même : « Toute révolution doit être immédiate, c’est-à-dire qu’elle doit commencer à l'intérieur de chaque individu par une transformation de sa façon de juger (...) et d’agir. C'est pourquoi la révolution ne peut plus être un mouvement de masse et un grand remue-ménage (…) ; il est impossible de se dire révolutionnaire sans être révolutionnaire, c'est-à-dire sans changer de vie »8. En 1988, il intitule « Inventer l'homme » la conclusion de son livre Le bluff technologique.

Ellul considère que l'économie conditionne la politique, la technique conditionne et détermine l'économie. Il faut « dépasser Marx », écrit-il en 1954, c'est-à-dire « réactualiser sa pensée » : « il est vain de déblatérer contre le capitalisme : ce n'est plus lui qui crée ce monde mais la machine »9. Il précise en 1981 : « Le capitalisme est une réalité historiquement dépassée. Il peut bien durer un siècle encore, cela n'a plus d'intérêt historique. Ce qui est nouveau et déterminant, c'est le développement de la technique. »10. Non seulement « croire que l'on modifiera quoi que ce soit par la voie institutionnelle est illusoire »11, mais la politique dans son ensemble est une illusion dans la mesure où elle est désormais tout entière gouvernée par la technique12.

Concernant la question « comment l'homme peut-il reprendre le contrôle de la technique ? », lire infra : « Critique ellulienne ».

Rapports du Club de Rome

Articles détaillés : Club de Rome et Halte à la croissance ?.

En 1968, le Club de Rome commande à une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology un rapport pour analyser les conséquences planétaires des hypothèses envisageables pour les politiques économiques et industrielles. Ce rapport publié en 1972, intitulé Limits to Growth (Halte à la croissance ? dans son édition française), est la première étude importante soulignant les dangers économiques de la croissance de la consommation des matières premières et de la croissance démographique que connaît alors le monde.

Un second rapport intitulé Sortir de l'ère du gaspillage : demain fut publié en 1974. Un troisième rapport, non traduit en français, existe : Review of Limits to Growth: The 30-Year Update13.

Ces rapports, également connus sous le nom de rapports Meadows, ne sont pas au sens strict des textes fondateurs de la décroissance, car ils ont alors été présentés comme défendant la « croissance zéro »14. Ils sont cependant considérés comme les premières études « officielles » présentant explicitement la croissance économique comme un facteur essentiel de l'aggravation des dérèglements planétaires (pollution, pénuries de matières premières, destruction des écosystèmes, etc.), et sont parmi les premiers écrits qui remettent en cause le modèle de croissance de l'après-guerre.

Pour en lire la suite:

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_(%C3%A9conomie)

L'Évangile au Quotidien...

Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Commentaire du jour

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre

Sermon « The Invisible World » PPS, vol. 4, n°13

Les paraboles du Royaume

Tel est le Royaume caché de Dieu : de même qu'il est maintenant caché, ainsi sera-t-il révélé au moment voulu. Les hommes croient être les maîtres du monde et pouvoir faire ce qu'ils veulent... Actuellement, en apparence « tout reste pareil depuis le commencement », et les railleurs demandent : « Où est donc la promesse de sa venue ? » (2P 3,4) Mais au temps marqué, il y aura une « manifestation des enfants de Dieu », et les saints cachés « resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Rm 8,19; Mt 13,43).

Quand les anges sont apparus aux bergers, ce fut une apparition soudaine... La nuit semblait pareille à toute autre nuit, comme la nuit où Jacob a eu sa vision semblait pareille à tout autre nuit (Gn 28,11s). Les bergers veillaient sur leurs troupeaux, ils regardaient la nuit s'écouler, les étoiles suivaient leur course, c'était minuit ; ils ne pensaient pas à pareille chose quand l'ange leur est apparu. Telles sont la puissance et la vertu cachées dans le visible ; elles sont manifestées quand Dieu le veut...

Qui pourrait concevoir deux ou trois mois avant le printemps que la face de la nature qui semblait morte puisse redevenir si splendide et si variée ?... Il en est de même pour ce printemps éternel qu'attendent tous les chrétiens ; il viendra, même s'il tarde. Attendons-le, car « il viendra sûrement, il ne tardera pas à venir » (He 10,37). C'est pourquoi nous disons chaque jour : « Que ton Règne vienne », ce qui veut dire : « Seigneur, montre-toi, manifeste-toi, toi qui es assis au milieu des chérubins. Resplendis ; réveille ta vaillance et viens à notre secours » (Ps 79,2-3). La terre que nous voyons ne nous satisfait pas ; elle n'est qu'un commencement, elle n'est qu'une promesse d'un au-delà. Même dans sa plus grande splendeur, couverte de toutes ses fleurs, quand elle montre de la façon la plus saisissante ce qu'elle cache, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu'il y a en elle plus de choses que nous n'en voyons... Ce que nous voyons n'est que l'écorce extérieure d'un royaume éternel. C'est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.


http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR