maandag 10 juni 2013

Le travail en réseaux... Que font les blogueurs et les blogueuses?... Dans la gratuité... Quand on pense avec l'outil... et qu'on publie soi-même...

Je vous invite à consulter ce lien, il y a de quoi lire et... c'est complexe... Trop complexe?...

http://abiteboul.com/College/lecon.htm

Sciences des données :

De la Logique du premier ordre à la Toile

Serge Abiteboul

Collège de France, INRIA Saclay, ENS Cachan

8/2/12


Monsieur l’Administrateur,

Mes chers collègues,

Chers amis.

En cette journée internationale de la femme, j’aimerais dédier ma leçon inaugurale à l’étudiante en informatique, l’étudiante en mathématiques ou en sciences qui est si rare sur nos campus. Elle est assise au premier rang. Elle pianote peut-être un SMS en s’aidant de ses deux pouces. Elle est peut-être la « Petite Poucette » de Michel Serres, qui m’offre une transition vers une phrase parfaite pour situer l’objet de la leçon :


Je ne connais pas d’être vivant, de cellule, tissu, organe, individu et peut-être même espèce, dont on ne puisse pas dire qu’il stocke de l’information, qu’il traite de l’information, qu’il émet et qu’il reçoit de l’information. Michel Serres


-> Je reprends ces passages très intéressants parce que j'y travaille aussi à ma façon...:

[...]

Réseaux et connaissances collectives


Avoir ou ne pas avoir de réseau : that’s the question. Bruno Latour

L’écriture nous a permis d’ « externaliser » en partie notre mémoire. L’imprimerie nous a permis de transmettre cette mémoire externe. La Toile a diminué considérablement les coûts de transmission de l’information. Surtout, elle a permis à chacun d’apporter sa contribution personnelle au patrimoine collectif (avec des réserves comme la fracture numérique dont nous parlerons plus loin). La consommation passive d’information du début de la Toile a ainsi cédé la place à des contributions actives par des internautes de plus en plus nombreux. Alice passe ses soirées sur Facebook à chatter avec une poignée d’amis quand son fils est sur World of Warcraft avec des copains du monde entier, qu’il n’a jamais rencontrés « pour de vrai ». Elle publie son blog. Il twitte à longueur de journée.

La Toile, c’est donc aussi une juxtaposition de milliards d’individus et de tous leurs réseaux. Après les réseaux de machines, les réseaux de contenus, nous atteignons les réseaux d’utilisateurs. Parmi les systèmes récents les plus répandus, nombreux sont ceux qui s’attachent à intensifier les échanges d’informations entre des individus à l’intérieur de leurs réseaux, depuis les jeux en ligne jusqu’aux logiciels de réseaux sociaux comme Facebook ou Google+. Les jeunes ont adopté avec passion les réseaux sociaux. Les seniors, après un temps d’hésitation, avec beaucoup de temps libre et peut-être autant d’envie de contacts sociaux, s’y engouffrent avec enthousiasme.

Ces nouveaux systèmes n’ont plus pour cible l’universalité de la Toile, mais les individus et les groupes plus ou moins bien définis auxquels ils appartiennent. Ils redéfinissent les distances entre individus et proposent d’autres proximités. Prenons une personne qui nous est inconnue. Il nous suffit d’un nom, et si le nom est trop commun de quelques vagues indications, pour que sa vie se déroule devant nous. Pour peu que cette personne soit un peu visible sur la Toile, elle envahit notre vie, avec ce qu’elle publie, ce qui se dit d’elle, par ses mille liens avec les autres et les traces qu’elle laisse un peu partout. Il n’est même pas nécessaire que la « cible » soit célèbre[31]. Nous nageons dans ce qui pourrait être un paradis pour biographe d’antan, ou peut-être un cauchemar, car a disparu la place du rêve.

Ces systèmes soulèvent un grand nombre de sujets de recherche, parfois à la frontière de l’informatique et de la sociologie. Nous allons insister ici sur un aspect particulièrement passionnant, l’émergence de connaissances collectives[32]. Nous allons brièvement considérer plusieurs approches qui sont utilisées pour obtenir de telles connaissances :

1. La notation, par exemple, de produits ou d’entreprises par des internautes ;

2. L’évaluation de l’expertise des internautes ;

3. La recommandation, par exemple, de produits ;

4. La collaboration entre internautes pour réaliser collectivement une tâche qui les dépasse individuellement ; et

5. Le crowdsourcing qui met des humains au service de systèmes informatiques.

[...]

L’évaluation de l’expertise

Une technique essentielle pour évaluer la qualité d’une information est de déterminer la qualité de la source, la confiance que nous pouvons avoir dans les informations que cette source fournit en général. Pour illustrer ce type de techniques, nous mentionnerons un travail récent sur la corroboration[33]. Imaginons un système où des internautes introduisent des connaissances. Ils peuvent se tromper. Pourtant, s’ils ne faisaient que spécifier des connaissances positives comme « Alice possède une 2CV », rien ne pourrait empêcher le système de croire tout ce que disent les internautes, y compris toutes leurs erreurs. Pour que le système puisse commencer à douter, il faut que des internautes se contredisent, et pour cela, qu’ils se mettent à publier des informations négatives comme « Alice ne possède pas de BMW ». En général, les internautes ne veulent pas perdre de temps à entrer explicitement de telles informations notamment parce que la liste des informations fausses est bien au-delà de l’accessible. Pourtant, les internautes publient des informations négatives sans le savoir. Par exemple, le fait qu’« Alice est née à Romorantin » indique qu’elle n’est pas née à Sèvres, du fait d’une « dépendance fonctionnelle », c’est-à-dire d’une loi que doivent satisfaire les données (ici, la loi qui spécifie qu’une personne ne peut pas être née à deux endroits distincts).

Dans le travail cité précédemment, nous utilisons les informations incluant des négations provenant de dépendances fonctionnelles. Nous estimons la véracité des connaissances, en déduisons les taux d’erreurs de chaque internaute, ce qui nous procure une meilleure estimation de la véracité des connaissances, d’où des taux d’erreurs plus précis pour chaque internaute, etc. Nous continuons ce processus jusqu’à atteindre un point fixe (un de plus). Ce travail illustre bien comment il est possible de dégager collectivement des connaissances.

Comme la notation, l’évaluation de l’expertise a sa place sur la Toile. C’est en particulier le cas pour ce qui concerne les informations publiées par la presse. Des blogs, comme celui de Maitre Eolas pour les affaires juridiques, font maintenant autorité. De simples internautes sont de plus en plus amenés à remplacer les journalistes, comme récemment en Tunisie ou en Syrie. Cela ne rend que plus crucial le besoin de croiser les informations, de les vérifier. Nous pouvons imaginer que demain des programmes participeront à déterminer les réputations en termes d’information dans cet espace-temps de la Toile qui donne le tournis.

[...]

Penser global

L’inférence est essentielle dans le cadre d’une Toile des connaissances en devenir, notamment pour mieux répondre aux requêtes ou pour intégrer de l’information provenant de sources hétérogènes. Nous pouvons imaginer demain des millions, des milliards de systèmes qui échangent des connaissances, infèrent des connaissances. Il faut pourtant raison garder. Il ne s’agit pas ici de raisonnements très compliqués comme par exemple ceux d’une démonstration mathématique, mais juste d’échanges d’information. Se posent pourtant d’énormes défis techniques : comment raisonner avec de pareils volumes de connaissances ? Comment ne pas être simplement submergés par les faits inférés ? Comment garantir la qualité des informations ? Leur confidentialité ? Comment expliquer les faits obtenus ?

Et puis notre environnement va changer. Il va nous falloir apprendre à vivre dans un monde où nous serons entourés de systèmes qui raisonnent, s‘échangent des connaissance, interagissent avec nous. Comment cela va-t-il modifier notre manière même de savoir, de penser ?

Conclusion

Where is the wisdom we have lost in knowledge? Where is the knowledge we have lost in information[42]?

T.S. Eliot

Le passage de biens concrets à des informations numériques relativement immatérielles permet de souligner une particularité fondamentale de l’informatique : l’informatique est une science de l’immatériel. En cela, elle diffère des sciences du matériel comme la physique, la chimie, les sciences de la vie et de la terre, par les techniques et souvent les mathématiques qu’elle utilise. Cela induit, pour l’industrie informatique, ses propres particularités tant pour la fabrication, la distribution ou la maintenance des produits que pour les modèles commerciaux. C’est cette immatérialité que nous avons rencontrée presqu’à chaque page de cette leçon.

La Toile est multiforme. Elle vit sur un Internet que nous souhaiterions le plus neutre[43] possible. Elle est omniprésente. Il est devenu quasi impossible de vivre sans : de trouver du travail, de travailler, de se loger, de gérer ses comptes bancaires, de faire partie d’une association, presque d’avoir des amis, etc. Nous sommes nombreux à partager la nostalgie du monde romantique, idéaliste, anarchiste, anarchique, de la Toile ouverte des débuts. La Toile évolue inexorablement vers des espaces plus fermés[44] notamment sous la pression de la monétarisation des contenus. Elle reste à la fois la plus belle des dentelles, tissu de toutes connaissances humaines et le terreau des plus horribles fantasmes, de toutes les violences. Elle est aussi l’univers d’une croissance arrogante dans ses imprécisions et ses incohérences qui noient les perles d’humanité et d’une alchimie improbable qui transforme la masse en qualité.

Ce que nous avons appris ces dernières années de la Toile, c’est qu’au-delà d’une collection universelle de documents, elle offrait une gamme infinie d’applications à inventer. Nous avons vu arriver le Web des téléphones « intelligents », que nous sommes nombreux à avoir adoptés avec enthousiasme tout en nous inquiétant de leurs aspects anxiogènes. Même s’il partage des protocoles informatiques avec la Toile classique, ce monde est souvent en contradiction avec la philosophie d’une Toile « libre, gratuite et universelle », les applications payantes devenant la norme. Nous avons parlé du Web des réseaux sociaux et du Web sémantique. Si nous avions eu plus de temps, nous aurions considéré le Web des objets et de l’intelligence ambiante qui a transformé le commerce avec les RFID (pour Radio-Frequency IDentification) et dont on nous promet qu’il va « révolutionner » notre habitat. Et nous assistons au fantastique succès du Web des mondes virtuels, notamment avec des jeux vidéo.

Si nous avons essayé d’éviter une présentation béatement optimiste des technologies de gestion de données, nous avons beaucoup insisté dans ce texte sur les succès technologiques notamment dans le contexte de la Toile. Nous évoquerons brièvement certains écueils, en essayant de mettre en évidence des sujets de recherche qu’ils suggèrent.

Eviter la noyade dans un océan de données

Cela a été un des fils conducteurs de ce texte. Un des grands défis des années à venir est de développer les technologies qui permettront de trouver, évaluer, valider, vérifier, hiérarchiser l’information pour aider l’internaute à obtenir « la bonne information, au bon moment ». Cela implique de poursuivre les recherches dans des domaines comme l’évaluation de la réputation, la recommandation, ou la personnalisation.

Accès à l’information pour tous

Des « fractures numériques » existent. La fracture générationnelle, grossièrement, entre ceux qui sont nés avant et après Internet, tend à disparaître avec des objets comme l’iPad. La fracture entre urbains et ruraux pourrait disparaître facilement avec un peu de volonté politique, les ruraux adoptant ces nouvelles technologies avec au moins autant d’appétit que les citadins. Les fractures sociales[45] et nord-sud sont autrement plus préoccupantes. L’informatique peut aider à les réduire avec des logiciels toujours plus simples à utiliser, des logiciels surtout libres. Mais il s’agit d’abord d’un problème d’éducation. En France, nous assistons à des progrès pour ce qui est de l’enseignement de l’informatique. Le chemin encore à parcourir reste considérable. Il faut aussi que la bibliothèque gratuite du coin de la rue cède la place à la bibliothèque numérique, gratuite et universelle de la Toile. L’utopie est devenue réalisable : l’accès pour tous à toute la culture et toutes les connaissances.

Démocratie ou pas

La Toile et les systèmes informatiques peuvent se mettre au service des gouvernants pour « fliquer » leurs citoyens, voire les opprimer. Ils peuvent aussi permettre d’établir une démocratie des contrepouvoirs avec des réseaux de militants qui contrôlent, surveillent, dénoncent, et notent les pouvoirs publics et, par là-même, qui contribuent à améliorer le fonctionnement de la démocratie. Les choix sont principalement politiques mais les scientifiques ont un rôle à jouer dans l’établissement de ces contrepouvoirs. Il s’agit en particulier de développer les technologies permettant de contrôler les puissants : les Etats, les multinationales.

Et la vie privée ?

Nous prenons de plus en plus conscience des risques que nous courrons à disperser sur la Toile des informations que nous voudrions garder confidentielles. L’un de ces risques les plus aigus est peut-être l’usurpation d’identité. C’est le rôle de la science de développer les outils qui nous permettent, en s’appuyant sur des lois qui protègent les données personnelles, de regagner le contrôle sur notre information. Il s’agit bien sûr pour les gouvernements de légiférer, mais il est important que nous nous accordions aussi sur une étique de la protection de la vie privée.

Pour des individus meilleurs ou pires ?

Est-ce que les outils informatiques nous rendent plus heureux ? Plus intelligents ? Plus productifs ? Le rapprochement des distances avec certains peut-il devenir la cause de l’éloignement des autres, au risque d’enfermer l’individu dans des communautés dévoreuses de son identité ? Au contact de toute cette virtualité, y-a-il un risque de perdre tout contact avec la « vraie » vie ? Est-ce qu’une rencontre est moins vraie sur la Toile qu’au bistrot du coin ? Et peut-être la mère de toutes les questions, allons-nous utiliser ces outils[46] pour ne plus penser ou, au contraire, pour mieux penser et être plus créatifs.

Les réponses à ces questions dépendent beaucoup des nouveaux outils informatiques qui restent à inventer, avec peut-être plus encore qu’avant, la préoccupation de mieux servir les utilisateurs, et pourquoi pas de les rendre meilleurs. D’un point de vue technique, un des défis est de pouvoir offrir à l’individu tous les avantages des systèmes de la Toile les plus avancés, notamment les réseaux sociaux ou les systèmes de recommandation, sans qu’il ait besoin d’aliéner le contrôle des informations qui le concernent, comme c’est trop le cas aujourd’hui. Un autre défi est d’améliorer la production collective de connaissances. Il faut aussi nous permettre de mieux utiliser toutes ces connaissances dans nos prises de décisions, en mieux les intégrant dans les outils logiciels que nous utilisons au quotidien comme le téléphone, le courrier ou l’agenda électronique.


Prediction is very difficult, especially about the future[47]. Niels Bohr

Et demain ?

Sous la pression de jeunes pousses très dynamiques et de jeunes géants comme Facebook ou Google, les technologies de la Toile se sont développées très rapidement. Comme souvent en informatique, des solutions vite fait mal fait ont été bricolées. Si le domaine de la gestion de données montre aujourd’hui un dynamisme étincelant, il tient pourtant encore de la forêt vierge quand nous atteignons la Toile : il est compliqué d’en dresser l’état de l’art ; il n’est pas simple de l’enseigner ; il n’est pas évident de prévoir quelles tendances sont là pour durer. Les bases logiques, qui faisaient la beauté du modèle relationnel, se présentent encore dans le désordre pour ce qui est de la Toile. Une solution globale est à inventer. Les liens avec la logique, la théorie de la complexité, la théorie des langages et des automates, sont à revisiter. De nouvelles théories sont sans doute à établir. Les systèmes que nous utilisons sont à améliorer ; de nouvelles fonctionnalités sont à inventer. Un vaste programme !

Il n’est pas possible, ni souhaitable, de renoncer à la Toile comme il n’a pas été possible de refuser l’écriture ou l’imprimerie. Et malgré tous les écueils de la Toile, je veux continuer à croire qu’elle participera à féconder un meilleur futur. Quant aux aspects plus techniques, je me hasarderai à prédire que la prochaine étape des sciences des données, que l’on retiendra, a déjà commencé : c’est la Toile des connaissances. Elle a déjà été annoncée plusieurs fois. Elle arrive lentement mais elle arrive vraiment.

Des données, à l’information, aux connaissances, le cheminement est naturel.

Remerciements. Nous tenons à remercier le Collège de France, l’INRIA ainsi que le Conseil de Recherche Européen, via le projet Webdam sur « Foundations of Web data Management ». Nous tenons aussi à remercier Martín Abadi, Jérémie Abiteboul, Manon Abiteboul, Gilles Dowek, Emmanuelle Fleury, Laurent Fribourg, Sophie Gamerman, Bernadette Goldstein, Florence Hachez-Leroy, Tova Milo, Marie-Christine Rousset, Luc Segoufin, Pierre Senellart et Victor Vianu pour leurs commentaires sur ce texte.

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[1] Pourquoi et comment le monde devient numérique, leçon inaugurale au Collège de France, G. Berry. 2008.


[2] Penser, modéliser et maîtriser le calcul informatique, leçon inaugurale au Collège de France, G. Berry. 2010. La sécurité informatique, leçon inaugurale au Collège de France, M. Abadi. 2011.


[3] Nous entendons par langues naturelles des langues élaborées dans le temps par des groupes de locuteurs, comme le français ou l’anglais. Ceci est moins par opposition avec des langues « construites » comme l’espéranto qu’avec des langages formels comme la Logique du premier ordre, SQL ou Java.


[4] Écoute Dave. Je vois bien que tu es très affecté par tout cela. Et je pense vraiment que tu devrais reprendre tes esprits, prendre un calmant et essayer de faire le point.


[5] Définir précisément ces notions n’est pas chose facile. Voir par exemple, The Philosophy of Information, Luciano Floridi, Oxford University Press, 2011.


[6] Ses données persistent après que l’ordinateur soit éteint.


[7] Les évolutions suivantes ont été observées approximativement jusqu’à présent. Pour les capacités de stockage, la densité de mémoire pour les disques durs double chaque année (Loi de Kryder). Pour ce qui est des circuits, la densité de transistors sur une puce de silicium double tous les deux ans (Loi de Moore).


[8] De manière générale, quand une application est hébergée quelque part sur la Toile, nous parlerons d’informatique en nuages.


[9] Michael L. Brodie. www.michaelbrodie.com.


[10] La logique est le commencement de la sagesse, pas sa fin.


[11] Foundations of databases, S. Abiteboul, R. Hull, V. Vianu. Addison-Wesley. 1995. www.webdam.inria.fr/Alice


[12] Databases, M. Benedikt et P. Senellart, E. K. Blum et A. V. Aho, éditeurs, Computer Science. The Hardware, Software and Heart of It. Springer-Verlag, 2012.


[13] SQL va plus loin que le calcul relationnel. Par exemple, il permet d’ordonner les résultats et d’appliquer des fonctions simples comme la somme ou la moyenne.


[14] Pour ces complexités « faibles », le modèle de calcul précis est important. Nous parlons ici de calcul sur des machines RAM.


[15] Un exemple de problème difficile dans NP est celui du voyageur de commerce. Etant données des villes, des routes entre ces villes, et les longueurs de ces routes, trouver le plus court chemin pour relier toutes les villes.


[16] Comme il y a un nombre fini d’états possibles, il est possible de détecter si le programme est entré dans une boucle, mais au prix d’un travail supplémentaire.


[17] Generic Computation and Its Complexity, Serge Abiteboul, Victor Vianu, STOC 1991:209-219.


[18] Dans notre discussion, nous supposons que le domaine n’est pas ordonné. Le problème est différent si nous considérons que le domaine est ordonné. Vardi a montré qu’alors, fixpoint permet de calculer exactement toutes les requêtes dans P, et que while exprime exactement celles dans pspace.


[19] Servir et protéger les données.


[20] Les applications qui tournent sur le système relationnel contiennent des bogues. Le système lui-même contient ses propres bogues. Enfin les matériels peuvent dysfonctionner.


[21] Une grappe de serveurs ou une ferme de calcul (cluster en anglais) consiste en un regroupement d’ordina­teurs, appelés nœuds, collaborant pour résoudre un problème particulier.


[22] The Anatomy of a Large-Scale Hypertextual Web Search Engine. S. Brin, L. Page. WWW Conference. 1998.


[23] Web data management, S. Abiteboul, I. Manolescu, P. Rigaux, M.-C. Rousset, P. Senellart, Cambridge University Press. 2011. www.webdam.inria.fr/Jorge.


[24] Google appelle ses centres de données, des fermes. Le nombre de fermes et le nombre de processeurs dans chaque ferme sont secrets. On parle de dizaines de fermes et des sources du début des années 2000 créditaient la plus grande ferme de 6000 processeurs.


[25] Ce problème fait partie de la classe AC0, c’est-à-dire la classe des problèmes que l’on peut résoudre avec des circuits de profondeur constante et un nombre de portes ET et OU polynomial dans la taille de l’entrée. L’évaluation de requêtes de l’algèbre relationnelle est d’ailleurs dans sa totalité dans AC0.


[26] Playboy : La devise de votre société est vraiment « Ne faites pas le mal » ? Brin : Oui, c'est vrai. Playboy : Est-ce un code écrit ? Brin : Oui. Nous avons d'autres règles, aussi. Page : Nous acceptons les chiens, par exemple.


[27]Authoritative sources in a hyperlinked environment. J. Kleinberg. Journal of the ACM. 1999.


[28] Une matrice est creuse si la plupart de ses coefficients sont à zéro. Pour un milliard de pages, si chaque page a une trentaine de liens en moyenne, la matrice a environ 30 milliards d’entrées non vides sur un milliard de milliards d’entrées. Elle est très creuse. Mais même dans une représentation optimisée, elle reste gigantesque.


[29] Le PageRank de Google actuel utiliserait des dizaines de critères combinés dans une formule gardée secrète.


[30]Adaptive On-Line Page Importance Computation. S. Abiteboul, M. Preda, G. Cobena. WWW Conference. 2003.


[31] Voir www.le-tigre.net/Marc-L.html.


[32] Sagesse en réseaux : la passion d’évaluer. G. Origgi. www.laviedesidees.fr. 2008.


[33] Corroborating information from disagreeing views. A. Galland, S. Abiteboul, A. Marian, P. Senellart. International Conference on Web Search and Web Data Mining. 2010.


[34] Wikipédia existe en 281 éditions et sa version anglaise a plus de 3 millions d’articles en juin 2011 (selon Wikipédia).


[35] Les traductions trouvées sur la Toile, comme « externalisation ouverte », ne nous ont pas convaincus.


[36] Référence au Turc mécanique, un automate joueur d'échecs de la fin du 18e siècle, en réalité un canular.


[37] Predicting protein structures with a multiplayer online game, Seth Cooper et al., Nature, 2010.


[38] Les masses sont les véritables héros.


[39] Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement. Genèse 2:17.


[40] YAGO2: A Spatially and Temporally Enhanced Knowledge Base from Wikipedia, www.mpi-inf.mpg.de/yago-naga/yago/.


[41] Recursive Axioms in Deductive Databases, The Query/Subquery Approach. Laurent Vieille. Expert Database Conf. 1986:253-267.


[42] Où est la sagesse que nous avons perdue dans la connaissance ? Où est cette connaissance que nous avons perdue en information ?


[43] La neutralité du Net est le principe qui garantit l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Ce principe exclut toute discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le réseau. [Wikipedia]


[44] The Web Is Dead. Long Live the Internet, Chris Anderson and Michael Wolff, Wired, 2010


[45] En France, en 2009, 40% de la population n'utilisait jamais l'informatique, CREDOC.


[46] Is Google making us Stoopid? The Atlantic. 2008.


[47] Il est difficile de faire des prévisions, surtout pour l’avenir.

P.s: Je le répète assez souvent, mais j'y tiens, tout ce travail prépare également la rencontre de blogueurs et des différents acteurs de l'Internet. Nous ne resterons pas toujours dans le virtuel... Enfin, c´est ce que j'espère et ce à quoi je travaille un peu à ma façon...


P.s: Est-ce que Bruno Latour a un lien avec...

Bruno Latour est un sociologue, anthropologue et philosophe des sciences français né en 1947 à Beaune, en France. Après avoir été assistant de Jean-Jacques Salomon au CNAM, puis avoir enseigné à l'École des mines de Paris, il est depuis septembre 2006 professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. En septembre 2007, Bruno Latour devient directeur scientifique et directeur adjoint de Sciences Po.

Connu pour ses travaux en sociologie des sciences, il a mené des enquêtes de terrain où il observe des scientifiques au travail et décrit le processus de recherche scientifique d'abord comme une construction sociale1. Il a également mis en cause l'exclusivité des matériaux « sociaux » dans la « construction » des faits scientifiques, abandonnant le constructivisme social pour une théorie plus large de l'acteur-réseau2. En 2007 Bruno Latour est classé parmi les dix chercheurs les plus cités en science humaines.3 Il jouit d'une très forte notoriété dans le monde académique anglophone.

Ses ouvrages les plus connus sont La Vie de laboratoire (1979), La Science en action (1987), Nous n'avons jamais été modernes (1991) et Politiques de la nature (1999). Parmi ses principales influences, on peut mentionner William James, Ludwik Fleck, Alfred North Whitehead, Michel Serres, Harold Garfinkel (ethnométhodologie), David Bloor, Gilles Deleuze et Gabriel Tarde. Bruno Latour est membre du comité d'orientation de la revue Cosmopolitiques.

Il a reçu le prix Holberg 2013 pour ses travaux sur la notion de modernité

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Latour


Ce blog de l'âne travaille la postmodernité... et pratique l'auto-publication, ce qu'on appelle la révolution numérique.

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