http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20878/faire-renaitre-les-commentaires-sur-les/
Qu'est-ce qui se passe, du côté des blogues ? On dirait que ce sont désormais des espaces de monologue, pour la majorité d'entre eux. La particularité de ce support, à savoir la possibilité pour l'auteur de converser avec les visiteurs par le biais des commentaires, semble avoir à peu près disparu. Non que l'auteur reste seul dans son coin, ignoré de tous ceux qui s'intéressent eux mêmes sujets que lui; simplement, au lieu de commenter les billets, les visiteurs préfèrent aujourd'hui les intégrer à un espace dit « de curation » (Scoop It, Pearltrees...). La conversation se poursuit éventuellement dans ces nouveaux espaces, mais pas avec l'auteur, plutôt avec le « curateur ».
Et c'est vraiment dommage. Il faut être naïf pour croire qu'un blogueur ne pense qu'à sa réputation. Si c'était le cas, il pourrait se satisfaire de ces reprises parfois nombreuses par des tiers qui valorisent son effort pour leur propre compte. Mais le blogueur a aussi envie d'échanger avec ses visiteurs. Sur les blogues qui ont conservé une audience solide de commentateurs qualifiés, on voit beaucoup de ces questions – réponses entre l'auteur et ses différents interlocuteurs dans les commentaires. Car oui, il reste une petite proportion de blogues visités par des gens qui ont de la conversation. Qu'est-ce qui différencie ceux-ci des précédents ?
Miser sur le contenu avant tout
La force d'un billet de blogue tient d'abord à son contenu. Un contenu qui stimule le commentaire possède les qualités suivantes :
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Il inspire confiance, grâce aux arguments qualifiés et aux références fournies par l'auteur, qui mobilise aussi sa légitimité sur le sujet qu'il traite.
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Il est lié à des sujets d'actualité, petite ou grande : un événement public, une anecdote, une publication... dont on fournira la référence pour que les visiteurs puissent se l'approprier.
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Il est bien structuré, en paragraphes, éventuellement avec des inter-titres qui guident la lecture. Il est aéré (le blanc encourage fortement à poursuivre la lecture).
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Il n'est généralement pas trop long, le « trop » étant, du moins sur les blogs « sérieux » comme peuvent l'être ceux qui ont trait à l'éducation, ce qui dépasse la barre des 1000 mots. Mais certains auteurs experts peuvent se permettre des billets fort longs, car toutes leurs publications sont très attendues par une importante communauté. La structure du billet et la présence d'exemples, références et arguments qualifiés n'en est que plus importante.
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Le billet ne traite que d'un sujet. Il est en effet difficile de commenter un billet traitant de 4 ou 5 sujets différents, car il faut préalablement prévenir l'auteur que l'on évoquera tel aspect seulement, etc. Ce qu est plutôt décourageant.
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Le billet ménage une place au lecteur. Les synthèses fermées sont à exclure à tout prix. Les affirmations péremptoires et les conclusions définitives, aussi. Terminer par une question (une vraie, pas seulement « et vous, qu'en pensez-vous ? ») est une bonne manière d'engager le dialogue.
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L'auteur doit participer à la conversation en cours. Autrement dit, il lui est fortement conseillé de répondre aux commentaires, de faire durer sa présence au-delà de la seule publication du billet.
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Enfin, l'auteur doit publier suffisamment souvent pour rappeler à son auditoire qu'il existe... Une publication par semaine semble être un rythme raisonnable. Trois fois par jour (j'en connais !) est clairement trop et une fois par mois, pas assez.
Mobiliser une communauté
En plus du contenu, l'environnement du blogue s'avère également essentiel. Les éléments suivants améliorent l'audience des blogueurs :
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L'auteur appartient déjà à une communauté dont les membres se trouvent en ligne. Il sera beaucoup plus facile de s'appuyer sur ce premier noyau de visiteurs bienveillants que de partir de rien. Si ce n'est pas le cas, le blogueur veillera à intégrer de telles communautés, notamment en commentant lui-même les billets de ses pairs, ceux dont ils partage les centres d'intérêt.
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L'auteur signale la publication de ses billets sur les réseaux sociaux. Ce point rejoint le précédent, dans la mesure où c'est une chose que de signaler sur Facebook ou sur Twitter que l'on a écrit un magnifique billet en attente de commentaires, c'en est une autre que de le dire à des personnes intéressées. Malgré tout, cette démarche de promotion sur les réseaux est indispensable car bien peu d'internautes pensent à s'abonner au flux RSS d'une publication pour être immédiatement prévenus de toute nouvelle publication.Il faut leur apporter l'information là où ils se trouvent, sur les réseaux.
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Le support du blogue est cohérent avec son contenu. Avoir la chance d'ouvrir un blogue sur un support déjà bien médiatisé (le site d'un quotidien ou d'un hebdomadaire, une plateforme de blogues de recherche, un site « corporate »... ) est un atout précieux qui apportera de nombreuses visites de personnes qualifiées, disposées en général à s'impliquer dans la conversation. Mais un blog indépendant sur Wordpress ou Blogger a également toutes ses chances, à condition que l'habillage soit conforme au contenu, et qu'il soit promu dans les bons réseaux.
P.s: Que fait un âne blogueur? Il travaille, il trvaille beaucoup, il participe aux débats - parce qu'il y en a plusieurs en ce moment - d'idées. Il participe tout simplement à la vie des idees, il écrit en ligne, il fait du collage façon postmoderne. Tout a déjà été écrit...ou presque... Au chapitre participatiesamenleving, burgerparticipatie, démocratie participative, démocratie délibérative. Les citoyens & l'émancipation. Pas que pour les femmes;)... Les citoyens, l'émancipation ET la responsabilité parentale comme la corporate social responsability. Nous sommes tous responsables et nous avons surtout le devoir de protéger les plus vulnérables. L'âne porte quand même certaines valeurs...
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