Vous vous interrogez sur un certain nombre de questions concernant la protection de la jeunesse face à l'industrie dit culturelle du vidéoludique... car c'est une création artistique, donc c'est protégé voire stimulé... On a bien raison de protéger toutes les expressions culturelles qui pourraient surgir, ici et là, à l'heure des technologies innovantes. Les gouvernements aiment ce mot de l'innovation technologique en ce moment, et ma foi, si c'est pour produire de la culture, être un reflet de la culture et des mentalités, en permettant à la société de s'enrichir, c'est bien. Les jeunes doivent pouvoir baigner dans une société respectueuse de la création artistique et culturelle. La culture est une richesse qu'on ne protégera jamais assez. En Europe, on en est bien conscient heureusement. L'Histoire est là pour en témoigner, l'histoire de l'art. Combien d'oeuvres d'art ne réflètent-elles pas des merveilles de l'esprit et du génie humain. Et elles témoignent du passé qui nous a été transmis au fil des siècles. Devoir de transmission si justement rappelé par mon ami virtuel. Et il a tellement toujours raison. Dans tous ses livres, il réussit à nous dévoiler l'intelligence de ceux qui savent pourquoi ils écrivent. Pour nous transmettre quelque chose de po-si-tif et participer, avec la société dans son ensemble, à la création de richesse tout en sachant protéger le bien commun de son conseil. Et peu d'écrivains conseillers ont su réaliser une telle bibliographie. C'est un don sans aucun doute. Qui vous permet de voir loin, de tracer des lignes d'horizon, qui résume en deux mots la petite histoire de l'avenir. Et ses livres se retrouvent partout, dans les hypermarchés à coup sûr, vous passez par là avec votre caddy, et il est là, toujours, bien placé en rayon. On est toujours au courant de la dernière parution. Le génie médiatique. Le génie du conseil. J'aimerais le rencontrer en vrai, lui parler du vidéoludique et lui demander ce qu'il en pense. Je lis par exemple dans un livre et cela résume un peu mon propos: "Il faudra développer la démocratie participative, en particulier régionale, en employant les technologies de l'ubiquité nomade et de l'hypersurveillance, et organiser des espaces urains et virtuels pour que s'y rencontrent ceux qui ont envie de se rendre utiles et ceux qui peuvent offrir des occasions de l'être. Cette démocratie participative aidera à faire surgir des citoyens à la fois intégrés et fidèles à leurs communautés. Des citoyens capables de donner à la France les moyens de trouver la meilleure place dans l'histoire de l'avenir." Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir, Livre de poche, 2006, p.311. Bon, la raison qui pousse à parler ainsi de l'hypersurveillance reste un peu floue, mais le sens du message est assez clair, une fois de plus ces livres vous raconte l'avenir. L'histoire à venir, et l'histoire à repenser. Une histoire de l'avenir comme des lignes d'horizon, on sent dans le choix de ses mots que l'écrivain créateur de richesses joue un peu. Il nous envoie sur des pistes en zigzagant. On pense aller tout droit, et puis... il y a comme un petit mot qui se met au milieu pour juste un peu détourner l'attention. L'âne s'en inspire pour écrire de sa patte un peu moins agile. Mais il écrit aussi pour comprendre et pour partager avec ses lecteurs de passage les interrogations qui se posent à la société, notamment celles concernant les questions de surveillance ou d'omniprésence technologique dans les foyers ou touchant la jeunesse. Est-ce que Jacques est sensible à la question de la protection de la jeunesse et des responsabilités des différents acteurs dans le domaine de l'électronique et de l'offre médiatique aux contenus insuffisamment controlés par les pouvoirs publics et qui pourraient porter atteinte au respect dû à la vie privée et aux droits fondamentaux que sont l'intégrité morale et la dignité de la personne, un non-respect éventuel de la notion de bonnes moeurs - goede zeden en néerlandais? Jacques lit-il la naïve production d'un âne à l'heure des nouvelles technologies. Il est partout. Partage-t-il ses lectures avec François? L'écriture d'un âne sur les bonnes moeurs. Et qu'en pense François? Comment s'est déroulé votre petit séjour? Avez-vous tout bien compris? La langue néerlandaise reste une langue de l'entre-soi. Et d'après ce que j'ai compris dans la presse ici, il y a toujours, d'une façon ou d'une autre, la barrière de la langue. J'aurais bien voulu participer, les listes étaient bouclées hélas. J'aurais pu jouer l'interprète... Français et Hollandais ne parlent pas toujours le même langage. Une question de mentalité, où ce qui est blanc pour l'un peut avoir une autre couleur pour l'autre. Ici, on aime le rose en tout cas. Et L'Or noir, le bleu de l'argent en exil aussi, entre autres... Est-ce que François s'est bien mis d'accord sur ce projet de technologies ultra-innovantes-performantes-compétitives? Ambitions partagées paraît-il. Vous n'avez sans doute pas omis de souligner la Responsabilité to Protect, ou la Corporate Social Responsibility. Le mot responsabilité est important en ce moment, vous le savez. Pacte de responsabilité. L'âne se réjouit que vous ayez le courage d'enfin lancer ce mot sur la place publique. C'est exactement de ce mot dont nous avons besoin en ce moment: le mot responsabilité. Même un âne peut avoir envie d'écrire parce qu'il se sent responsable. Bon, c'est un âne postmoderne, et dans la postmodernité, il faut s'attendre à bien des surprises, des remises en question, des écarts de langage et de style, le tout bricolé... On en voit de toutes les couleurs, c'est de la libre expression et la machine aide bien, Google aussi... À en avoir le tournis comme on l'avait déjà fait remarquer. Cette machine vous donne le tournis tellement elle vous permet de trouver et de communiquer... C'est du partage en direct. Du jamais vu. Autopublication postmoderne. Sans payer. Alors que les riches s'enrichissent de plus en plus et que les BIG Ones ne paient pas correctement leurs impôts. Alors François, qu'allez vous faire? Le pacte de l'équité fiscale serait tout po-si-tif. Redistribution équitable. 25 milliards à faire rentrer... Est-ce que c'est vrai?
A.
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