maandag 4 november 2013

Comment dire non aux machines quand elles sont trop omniprésentes?...

J'ai trouvé cet article par hasard...

Comment dire non à ses enfants ?
Par figaro Caroline Sallé - le 29/03/2010

Imposer des limites ne va plus de soi et nécessite, de la part des parents, un vrai travail de réflexion sur les valeurs à transmettre.

Scène de vie ordinaire sur une plage au début de l'été. Pauline, 4 ans, insiste pour se baigner malgré la température encore froide de l'eau. Sa mère refuse. La fillette se met en colère et hurle. «Bon d'accord, abdique la mère, mais juste les pieds… Pauline, j'ai dit pas d'eau au-dessus des genoux! Pauline, tu es toute mouillée, viens vite te sécher!» Et voilà. Faute d'avoir été convaincue de la légitimité de son interdiction, la mère s'est laissé déborder. Elle aurait eu plus de succès si elle avait d'emblée dit à sa fille : «Je comprends que tu sois tentée par l'eau. Mais elle est vraiment trop froide pour que tu t'y baignes. En revanche, j'accepte que tu relèves ton pantalon jusqu'aux genoux et que tu trempes tes pieds.»

Sur le moment, évidemment, tout n'est pas si simple. Mais l'anecdote est révélatrice de la difficulté qu'ont les parents à dire non. Ballottés entre autoritarisme et permissivité, ils ont tout de même conscience de la nécessité de mettre des limites à leurs enfants. Mais, dans les faits, bien peu parviennent à les tenir. Pour autant, sont-ils tous démissionnaires?

«Non, ils sont même plus impliqués qu'avant, note Philippe Jeammet (1), psychanalyste et professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Paris-V. Seulement, ils manquent de repères. Faute de consensus sur la manière d'éduquer, chacun est obligé de se référer à ses propres valeurs pour déterminer des limites.»

Inventer des nouvelles manières de dire non

Les choses étaient plus faciles autrefois. Il suffisait de reproduire l'autorité héritée de ses parents. Tout le monde s'appuyait sur des principes communs : les enfants ne parlent pas à table, ne réclament pas, disent bonjour aux grandes personnes… Mais dans une société de plus en plus individualiste, chaque famille doit désormais imaginer ex nihilo ses nouvelles façons de dire non.

Une tâche d'autant plus délicate que le statut de l'enfant a lui-même radicalement changé. De simple «être sans conscience», le petit d'homme est devenu, grâce entre autres à Françoise Dolto, une personne digne de respect. Un être singulier aussi, doté de facultés à développer et épanouir. «Cela suppose d'inventer une autorité pour un enfant qui est à “égalité d'être” avec les adultes, mais pas à la même place, résume la psychanalyste Claude Halmos (2). Éduquer aujourd'hui, c'est mettre une limite en expliquant le pourquoi. L'enfant l'accepte d'autant mieux qu'il en comprend le sens et l'utilité.» Une étude américaine publiée ce mois-ci dans la revue Child Development montre d'ailleurs que dès l'âge de 4 ans les enfants savent parfaitement distinguer un ordre légitime, fondé sur la loi ou la morale - ne pas voler -, de règles plus arbitraires, portant atteinte à leur personnalité ou leurs goûts. Et qu'ils désobéissent plus facilement aux secondes. Normal, confirme Claude Halmos, «demander par exemple à un enfant de mettre un imperméable lorsqu'il pleut ne peut en aucun cas être injuste. Exiger qu'il porte un imperméable vert, couleur qu'il déteste, sous prétexte qu'on la trouve très jolie, a toutes les chances de l'être.»

Rapports de force

Cette nouvelle façon d'exercer son autorité demande, plus que de la fermeté, un profond travail de réflexion et de solides convictions personnelles. Il faut être au clair avec ce qu'on a envie de transmettre à ce futur adulte et citoyen. Et savoir que, malgré tout, on n'échappera pas aux rapports de force! «Pourquoi vouloir les éviter à tout prix? s'interroge Philippe Jeammet. L'affrontement avec un enfant n'est pas destructeur. Au contraire, il est même structurant.» Reste que, par crainte de perdre l'affection de leur progéniture, de nombreux parents préfèrent éviter le conflit. Et que, eux-mêmes fragilisés par un avenir incertain, ils cherchent soutien et réconfort auprès de leurs enfants.

Problème : comment, dès lors, s'opposer à des parents si gentils? «Par exemple, les enfants marquent leur désarroi par une attitude désinvolte et nonchalante, constate Philippe Jeammet. Ils traînent des pieds, passent à table au dernier moment, ne rangent rien, etc.» Bref, pour réussir à prendre leurs distances, les ados n'ont plus d'autre choix que de pratiquer une forme de résistance passive ou, à l'inverse, de se mettre en danger (vols, drogue…).

La fonction de parents est devenue plus difficile et fatigante qu'avant. Il faut doser fermeté et dialogue, tenir la limite coûte que coûte, jusqu'à la sanction s'il le faut, réfléchir au bien-fondé de chaque règle… «La maltraitance aujourd'hui, ce n'est pas la fessée mais le manque d'éducation», insiste Claude Halmos.

(1) Dernier ouvrage paru : Lettres aux parents d'aujourd'hui, (Bayard).
(2) Auteur de L'Autorité expliquée aux parents (Nil) et Grandir (Fayard).

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/03/29/10145-comment-dire-non-ses-enfants

http://www.grainedecurieux.fr/enfant/jeux-et-jouets/pages/les_jeux_video_pas_si_mauvais_que_ca.aspx

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Je fais un peu de publicité gratuite pour ces ouvrages que je n'ai pas lu mais qui me semblent avoir leur place ici, où l'on traite du problème des machines dans nos vies et dans celle de nos enfants surtout.

La véritable question étant en effet: Comment dire non à ces machines et à ces appareillages électroniques qui peu à peu enlèvent aux parents le droit et le devoir de transmettre les bonnes valeurs? Des appareils qui peuvent en venir à violer le droit à la vie privée et à l'intimité des familles. Au chapitre responsabilités, les parents sont responsables mais encore... Y-a-t-il violation de droits fondamentaux?

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