dinsdag 15 januari 2013

Et je resouligne...


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La théorie de la société – l'économie politique – commence seulement lorsque le spectateur est l'homme de chair et d'os (the man without) qui admire en nous ce qui est le moins digne d'être admiré : nos biens, notre richesse. Qu'est-ce que la richesse, et pourquoi la désirons-nous, demande celui que tous les économistes du monde considèrent comme leur père fondateur, sans bien sûr l'avoir jamais lu ? La richesse, répond-il, ce n'est pas ce qui assure notre bien-être – la moindre masure, le plus chiche quignon de pain y pourvoiraient suffisamment ‑, c'est ce que désirent les autres, nos rivaux. Lorsqu'ils nous admirent pour ce que nous possédons, leur "sympathie" se confond avec l'envie. Voilà comment Smith retrouve Mandeville, que pourtant il écharpe sans indulgence dans une section de la Théorie. En définitive, si le marché et les échanges font lien social, c'est au prix de « la corruption de nos sentiments moraux, résultant de notre disposition à admirer les riches et les grands, et à mépriser ou négliger les personnes pauvres et misérables ».
[...]

La Cité-Machine par Jean-Pierre Dupuy
Le Banquet, no 17, 2002/1

http://www.revue-lebanquet.com/reposoir/docs/a_0000299.html


Nous sommes au chapitre création de richesses, mimétisme, avidité, envie et jamais satisfait...

Richesses pour qui, pourquoi, servant quels intérêts?



http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Mandeville_(%C3%A9crivain)
http://nl.wikipedia.org/wiki/Bernard_Mandeville

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