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C'est en somme un livre cohérent et remarquable pour sa forte unité conceptuelle, ce qui est assez rare pour ce genre d'ouvrages collectifs et composites, souvent hétérogènes et déséquilibrés, surtout lorsqu'ils sont réalisés rapidement, comme ici, à l'occasion d'un événement culturel, une exposition. Ce catalogue d'exposition constitue donc un bel exemple de dynamisme, d'autant plus par son effort d'innovation, dans la pensée et l'histoire de l'art, pour l'historiographie de l'artiste. Bien qu'il ne prétende pas tenir lieu de livre définitif sur Schneemann (comme le livre More Than Meat Joy auquel le présent article emprunte son titre), il contribue significativement à enrichir la bibliographie sur Schneemann. Ce petit livre a une grande efficacité thétique : sa thèse est simple et forte, mémorable. Cela est remarquable car ce genre d'ouvrages ont généralement tendance à la dispersion, à la dissolution des idées dans leur pluralité – d'où aucune idée maîtresse ne ressort au total, susceptible de s'avérer marquante, structurante pour la pensée du sujet traité. Le livre dirigé par Annabelle Ténèze a le mérite d'une originalité sans sophistication, en mettant au jour les oeuvres d'Histoire de Carolee Schneemann. Aussi, la lecture du livre peut enrichir le lecteur de repères clairs et marquants. Néanmoins, les auteurs restent remarquablement libres à l'égard des écoles de pensée, qu'ils mobilisent avec distance critique, élégance et intelligence, au profit de la justesse de l'analyse monographique. Leur objectivité et leur finesse d'analyse rendent légitime de supposer que leur ouvrage se démodera moins vite que certaines théories ou studies. L'ouvrage, à la suite de l'exposition, constitue une alternative intéressante et féconde à ces dernières.
Emilie VERGé
Le commentaire a été supprimé... Dommage... C'était sur la jeunesse, je mettrais bien le lien ici... Rien ne m'en empêche... Et puis... non... J'espère que Frédéric Martel passera, je garde un bon souvenir de la rencontre à l'Institut Français d'Amsterdam... Je me souviens encore de la réponse à la question directe qui lui avait été posée et qui m'a faite sourire et laissée songeuse: "Ça dépend des fois"... Ou quelque chose comme ça. Je vous laisse imaginer la question.
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