Kandisk dit chez Jacques Attali:
L’important c’est la politique de fond , la vision à long et moyen terme.
L’urgent existera toujours , gérer l’urgent c’est gérer le quotidien d’une certaine façon.
Il est complexe de gérer la stratégie d’un Etat c’est à dire son intelligence économique , diplomatique, industrielle, agricole. Cette intelligence de l’Etat à multiples facettes façonne le rayonnement d’un Etat. C’est une affaire de vrais professionnels . La France ne s’est pas encore dotée officiellement d’une telle organisation . La hiérarchie administrative ou privée ainsi que les réseaux d’amis ne peuvent apporter nécessairement la compétence.
La France a pourtant bien des atouts à montrer .
Cette stratégie d’anticipation et de portage de messages collectifs ( normes , qualités, observatoires) devrait être menée de façon discrète et professionnelle au sein d’une structure proche du chef de l’Etat.
Ollivier dit aussi:
Bon, je m´étais promis de ne pas commencer l´année en rouspétant, c´est raté, tant pis.
Il y a eu d´abord les bonnes et les mauvaises nouvelles de 2013, puis le bon et le mauvais Depardieu.
Mais finalement, les nouvelles, ce qui nous arrive « de par Dieu », je me demande pourquoi mettre tant d´empressement à les classifier en bonnes ou mauvaises. Ça arrive, c´est tout, c´est comme ça, autant en prendre son parti, d´autant que, bien souvent, ce que l´on croyait mauvais s´avère une opportunité et ce que l´on croyait bon, ne l´est en fin de compte pas tant que ça. Les exemples abondent.
Quant à Depardieu, miroir des Français, miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus moche, le plus gros, le plus vulgaire, le plus con, la plus grande gueule, quand je lis ça, je suis bien content d´avoir mis les bouts, ça m´évitera toujours d´avoir à m´identifier au premier sac à merde venu, pourvu qu´il ait de l´abattage et sache réciter un texte sans trop bafouiller ni se tromper.
Et voici maintenant, l´urgent et l´important, où je mets au défi quiconque de m´expliquer comment quelque chose d´important peut ne pas être urgent, et réciproquement, je me demande si ça vaut le coup d´ergotter là dessus, à tel point que la sagesse populaire recommande même souvent l´urgence de ne rien faire, ce qui me semble ici et souvent, la meilleure façon de mettre tout le monde d´accord.
Et puis quand même, « une toute autre ambiance…qui valoriserait le succès, l´exceptionnel, l´original, la prise de risque », dites-moi un peu, j´ai quand même bien l´impression que c´est ce qui se pratique couramment depuis quelques dizaines d´années et qui a largement conribué à nous déboussoler, le star system, les people, les excès dûs aux egos démesurés et débridés des uns et des autres.
Enfin, soyons justes, les cinq mesures proposées ici tiennent la route, mais c´est l´emballage qui craint, et l´emballage c´est important, ça évite l´emballement.
Si vous avez à émettre une opinion sur quoi que ce soit, appliquez donc la grille de lecture de la conscience, si c´est quelqu´un, évaluez exigence personnelle et valeur de l´exemple, si c´est un évènement, une décision à prendre, utilisez l´évidence de l´intuition, c´est à dire le sens de l´éthique, et vous y verrez tout de suite plus clair. Sinon, ben, continuez à faire comme d´habitude, c´est à dire n´importe quoi…
Sur le pétrole, un autre internaute remarque:
Pourquoi discuter devant de tels enjeux :
« La guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’ont provoquée.» Avec toutes ces armées d’Afrique de L’Ouest, cela sera bientôt une grosse pagaille, les Yurubas voudront prendre le leadership et le conflit va s’éterniser.
Rappel :
Eté 2010 : découverte d’un gisement de pétrole estimé à 50 milliards de barils en Libye. Libye Ly / bie ….. Lies & Bye
2011 : découverte d’un petit gisement au Nord Mali estimé entre 10 ou 20 milliards de barils….. mais chut, rien n’est vraiment confirmé.
Un baril de pétrole = 159 litres = plus de 100 US$
C’est important c’est pourquoi c’est si urgent.
« Toute guerre est fondée sur la tromperie. »
Et les missiles ont des dates de péremption comme les yogourts, ils fonctionnent toujours mais n’ont plus de valeur économique. Il est urgent de leurs rendre à leurs fonctions initiales, pas de gaspillage, donc c’est important de liquider les stocks, soldes d’hiver même pour ces engins qui ont une valeur comptable de plusieurs centaines de milliers d’Euro/ pièce.
« Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ? »
Rappel au Commandant en chef des armées de France :
En 1967, après la découverte du pétrole qui ne valait pourtant presque rien à cette époque, cette région avait voulu faire cessésion pour ne pas trop partager la manne du fond de la terre avec les Yorubas et les Haoussas. Bilan : 2 millions de morts (famine ?) suite aux désengagements de ceux qui avaient encouragé la partition, je ne cite personne mais Michel 1954 qui a connu cette époque s’en souviendra certainement. Et merci à nos amis les superpuissants, les 2.
« Soumettre l’ennemi par la force n’est pas le summum de l’art de la guerre, le summum de cet art est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang. »
Touaregs, ces diables « batourés » blanc qui faisaient des razzias sanglantes chez les Haoussas pour les vendre comme esclaves au Maghreb, la mémoire collective Africaine se perpétue et est toujours tenace, voire rancunière. (J’ai vu en 1982 des esclaves Haoussas dans l’Aïr : Ceux sont qui ? Eux, mes captifs ? C’était en 1982 à la préhistoire)
« En tuer un pour en terrifier un millier. »
L’argent du pétrole donne le pouvoir, ils n’auront ni le pétrole ni l’argent ni le pouvoir, …z les tous, Allah reconnaitra les siens. Ce n’est pas important mais c’est urgent.
« Jamais guerre prolongée ne profita à aucun pays. »
Monsieur Hollande, conseil d’un conseiller qui connait la région concernée
« L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat. »
Ce n’était ni urgent ni important, mais un CA potentiel de 11 000 000 000 000 000 francs CFA, cela laisse rêveur, nos amis Africains les amis des Français.
C’est une somme importante et il est urgent de ne pas la laisser filler ?
Mais c’est apparemment une somme importante, pour beaucoup.
Résumé : Tu trouves du pétrole, tu trouveras la guerre avant de voir le premier kopeck.
Ce pétrole adoré, que ferais-je sans toi !
Shahine
Est-ce encore une affaire de pétrole?
Et nous en revenons (presque) toujours au même endroit, qu'on le veuille ou non...:
Dans le cirque politique
par Ludovis Greiling
Publié le lundi 9 avril 2012, 11:52:53
Courageux journalistes que sont Christophe Deloire et Christophe Dubois. Après s'être intéressés à la mouvance islamiste présente sur le territoire (Les islamistes sont déjà là - éd. Albin Michel - 2004), ils publient désormais une enquête sur les lieux du pouvoir dans le monde occidental. Or, celui-ci est de moins en moins démocratique, comme le prouvent les recherches des deux auteurs. La plupart des décisions politiques françaises ne sont plus prises à Paris mais à Bruxelles, où la Commission européenne non élue et le Conseil européen (d'où ne sort aucune information transparente) édictent la plupart des décisions.
Pire, ce sont les cabinets de chaque commissaire qui ont la mainmise, et ceux-ci établissent leurs projets selon la volonté de lobbies plus ou moins forts, mais aussi d'une oligarchie économique et administrative dont le grand public ne voit jamais les têtes pensantes. Les politiciens français qui s'agitent pour être élus et les journalistes qui leur donnent des tribunes font ainsi penser à un « Circus politicus ».
Les deux auteurs ne s'arrêtent pas là. Leur grand mérite est de se déplacer, de fouiller, de chercher à comprendre. Confirmant les travaux et les intuitions de personnalités comme Pierre de Villemarest ou Pierre Hillard (dont les études très documentées sont restées peu connues du grand public), ils découvrent que la dite « construction européenne » a été largement inspirée par les vainqueurs américains au sortir de la guerre. Dans la tour Hoover proche de l'université de Stanford, les archives montrent clairement que - cinq ans avant le Traité de Rome de 1957 - les autorités américaines avaient déjà prévu (et initié, en fait) les projets politique, économique et sociaux pour l'Europe. Le but ? Etablir - à terme - un Etat central pour tout le continent, projet porté par de nombreux fédéralistes européens suite aux deux guerres mondiales, et qui se retrouveront dans des mouvances élitistes comme la Trilatérale ou le Bilderberg, où les discussions sont encore aujourd'hui confidentielles !
Ces groupes réunissent la crème de l'élite mondiale : politiciens, banquiers, milliardaires et - plus inquiétant - quelques grands journaux établis. Au Bilderberg, « la conférence fait se croiser et rencontrer l'élite mondiale. C'est le but. » A la Trilatérale, on discourt sur la « tyrannie des référendums ». Ce sont ces réseaux qui ont porté à la tête de l'Italie et de la Grèce deux hommes du sérail en novembre 2011, en pleine crise des dettes souveraines. Que deux gouvernements européens soient aujourd'hui dirigés par des politiciens ni choisis ni élus par le peuple en dit long sur l'avancée de l'oligarchie (le chef du gouvernement italien Mario Monti était président de la Trilatérale Europe avant sa prise de fonction, et l'actuel premier ministre grec Lucas Papademos était vice-président de la BCE).
Malgré une fin d'ouvrage plus naïve, destinée, peut-être, à lisser le propos, le livre détonne. Venant d'auteurs nationalement connus après la publication de leur « sexus politicus » (2006), il semble constituer un danger pour certains, à entendre les accusations pitoyables de 'complotisme' dont ils font l'objet. Pourtant, leur ouvrage est purement factuel, et les auteurs ne se sont pas privés de donner largement la parole à des personnages établis (à noter la forte présence d'interviewés de gauche et l'absence totale des souverainistes dans les propos rapportés). Une enquête majeure et une démarche de référence pour les apprentis journalistes.
Circus Politicus, par Christophe Deloire et Christophe Dubois (éd. Albin Michel - 21,50 euros)
http://www.politiquemagazine.fr/dans_le_cirque_politique.html
Et je dois encore lire le livre de Jacques Attali, "Demain, qui dirigera le monde?", Fayard, Coll. Pluriel, 2011.
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