maandag 7 juli 2014

Journalistique scientifique...

http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/personnalites/d/physique-pierre-barthelemy-1257/

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La vulgarisation scientifique occupe une place à part dans le journalisme et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la temporalité de la science est différente de celle des autres grands secteurs de l'actualité. Cela tient au mode de fonctionnement de la recherche qui privilégie la publication dans les revues scientifiques à l'annonce tonitruante dès qu'une découverte est faite. Il est donc assez rare d'avoir un scoop en sciences (mais cela arrive tout de même parfois...). Et puis, le journaliste scientifique fait aussi figure d'extra-terrestre dans la presse, parce qu'il s'intéresse généralement à des sujets dont ses confrères ignorent tout, étant donné qu'ils ne les ont jamais abordés lors de leurs études ! Autant l'actualité politique, économique, culturelle ou sportive s'impose d'elle-même, autant il faut se battre (au bon sens du terme) pour imposer des sujets scientifiques dans un journal.

J'estime que c'est un combat utile parce que la science et la technologie sont des grilles de lecture tout aussi intéressantes que les autres pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Qui envisagerait aujourd'hui de se passer de cette expertise au moment où l'actualité est faite de réchauffement climatique, de débats sur les OGM, sur les énergies et notamment l'énergie nucléaire, au moment où l'on s'interroge sur l'utilisation des nanotechnologies ou des cellules souches, au moment où éclatent des scandales sanitaires et/ou environnementaux autour de la pilule contraceptive, du Mediator, des pesticides, des perturbateurs endocriniens, etc. Finalement, si l'on met de côté les spécificités techniques, le journalisme scientifique est un journalisme comme les autres.

J'ai aussi voulu, en plus de ces sujets importants, évoquer les à-côtés de la science, ses aspects comiques et étonnants, pour montrer que, sous la blouse blanche du chercheur se cache aussi parfois un clown ou un aventurier. C'est l'origine des chroniques de science improbable que je publie chaque semaine dans le supplément « Science & Techno » du Monde. L'idée consiste à montrer que l'on peut aussi parler de science avec humour, que toutes les questions, mêmes les plus saugrenues en apparence, sont bonnes à poser et que l'on apprend mieux en s'amusant. Si la tartine tombe plus souvent du côté beurré, c'est parce qu'il y a une raison, et c'est précisément le rôle de la science improbable, qui est une façon décalée d'interroger la méthode scientifique, de la mettre au jour. Il y a de la science partout, y compris dans une tartine beurrée...

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On lit parfois Le Monde...

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