maandag 1 december 2014

Observer l'informationnel... Chercher les bonnes idées...

http://www.iris-france.org/analyse/obs-geostrategique-info.php:

Sous la direction de François-Bernard Huyghe, chercheur à l'IRIS, cet observatoire a pour but d’analyser l’impact de l’information mondialisée sur les relations internationales. Comprendre le développement des médias et de l’importance stratégique de la maîtrise de l’information. Il analyse, par exemple les rapports de force entre puissances politiques et économiques et les firmes qui contrôlent le flux des informations dans le Monde.

http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/2010-09-dossier-gouvernance-internet.pdf:

[...]

Par Paul Soriano, rédacteur en chef de la revue Médium

Le cyberespace requiert des normes, ne fut-ce que pour pouvoir être utilisé par les internautes. Ces
normes sont pour l’essentiel d’ordre technique : télécommunications, informatique, traitement des « contenus»
(outils de recherche et de sélection), etc. Mais l’édiction et la mise en oeuvre de ces normes s’inscrivent dans
un conteXte politique de rapports de pouvoirs qui confrontent en particulier les États (à commencer par les
États-Unis), des « opérateurs » techniques qui sont pour la plupart des entreprises commerciales, toutes
sortes d’institutions privées et publiques (les médias notamment, mais aussi les entreprises, les banques,
les collectivités territoriales, les associations, etc.), sans oublier les principauX intéressés, à savoir les « internautes
» en tant qu’usagers, consommateurs, militants, voire citoyens.

A défaut de gouvernement et autres institutions politiques, le jeu des rapports de force dans le cyberespace
nécessite une « gouvernance » définie comme une dispositif de délibération et de décision réunissant
de manière plus ou moins représentative les parties prenantes (stakeholders) d’un domaine d’activité nécessitant
une « régulation » dans l’intérêt général.

Mais la « gouvernance de l’Internet » ne doit pas masquer la réalité infiniment compleXe des rapports
de force entre les acteurs pour lesquels Internet est désormais une ressource stratégique.

Pour simplifier néanmoins l’analyse, on peut adopter une classification élémentaire des parties prenantes
en quatre catégories ou types de pouvoirs (politique, médiatique, économique et financier) qu’eXercent
autant d’oligarchies spécifiques. On pourrait aussi évoquer un « pouvoir intellectuel » dont les réactions effarouchées
face à l’encyclopédie populaire Wikipédia sont assez significatives...

Mais on sait que les intellectuels « organiques », naguère émetteurs autorisés de l’opinion éclairée, sont depuis longtemps concurrencés sur leur terrain par les journalistes et autres membres des nouvelles « cléricatures », tels les eXperts spécialisés,
volontiers sollicités par les médias, de préférence aux intellectuels « généralistes ».

Les oligarchies sont à la fois concurrentes et partenaires – leurs jeuX de pouvoir se situent dans le
cadre d’une « coopétition » qui les voit tantôt s’affronter et tantôt collaborer. Les mêmes relations de coopétition
eXistent au sein même de chaque oligarchie, entre les entreprises et les médias concurrents, entre les
partis politiques, etc. Mais chacun est bien conscient des intérêts communs qui le lient à ses adversaires/partenaires.

Pour chacun de ces pouvoirs, l’internaute est une cible, qu’il s’agisse d’obtenir son attention, de l’influencer,
de le convaincre ou de le contraindre – et cela alors même qu’un discours angélique présente la
Toile comme un milieu où l’internaute-citoyen (consommateur, spectateur de la société du spectacle, producteur/blogueur/écrivain du numérique…) pourrait enfin s’affranchir des pouvoirs.

[...]

P.s: Ici, on cherche à entrer en contact avec les ministères. D'ailleurs, ce petit blog a déjà eu l'occasion de rencontrer en REAL le ministère de la Culture et de la Communication à Paris fin janvier 2014, et il a eu l'honneur de rencontrer, en REAL, le premier secrétaire de l'Ambassade située tout à côté de ce fameuX Palais de la PaiX, et dont il est beaucoup question ici. Un peu plus tard. En effet, ce petit blog a l'idée un peu simplette de faire se rencontrer en REAL les différentes parties prenantes européennes voire mondiales autour de la bonne gouvernance de l'Internet. Est-ce une bonne idée? Vos remarques sont les bienvenues ici, même venant du ministère des Affaires étrangères à La Haye. Mais le ministère des Affaires étrangères français peut aussi commenter. Et même des Commissaires européens peuvent prendre leur clavier à l'heure de la E-diplomacy. Monsieur Timmermans en a fait la promotion. Et c'est une bonne idée. On aimerait discuter de certains principes et de la mise sur le marché, de façon un peu hâtive, sans précaution, de produits pouvant se révéler être litigieuX. Y-at-il eu une véritable consultation publique? Une rencontre conviviale pourrait être organisée même dans la bibliothèque juridique afin de bien ET correctement en comprendre les enjeuX.

On rappellera que La Haye est une ville hypercyber de PaiX, ouverte auX questions internationales. Une ville riche en histoire diplomatique.

P.s: ce blog n'est pas pour la dystopie. Il se positionne au Centre bien pensé de l'économie po-si-tive. Avec quelques petites valeurs.

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