dinsdag 5 februari 2013

Décidemment, il y a du travail...

Chez un blogueur, Patrice dit: je ne pense pas qu’il faille se focaliser sur l’église catholique; les hommes ont en commun certains problèmes avec la transcendance, et donc, par suite, avec le sexe, et ils tentent, avec des résultats contrastés, de les résoudre avec les religions, qui ne sont, en dernière analyse, que des constructions poétiques.

Et a1mos;) répond: Constructions poétiques: très jolie expression (étymologie de poésie: création).
Je suis même persuadé que toute poésie procède d’un sentiment religieux, mais je vais agacer… Comment construire sans poésie? Que ce soit un édifice (religieux ou autre), une unité humaine sans un minimum de poésie digne de ce nom?
Un Etat peut-il être foncièrement laïc, ou simplement DAVANTAGE neutre; le sentiment religieux étant à réserver et à cantonner à la sphère purement privée?

A1mos tient absolument à mettre la religion au placard. Ni vu ni connu, on ne la sort que très rarement, voire plus du tout... Cela doit arranger les affaires... Un peu d'humour, voulez-vous?... On nous l'a déjà fait dans les années 70... Et on veut nous refaire le coup des années 80... A1mos, va-t-il falloir que je reprenne un passage d'un de vos/mes livres?... Il s'agit entre autres de la TRANSMISSION...

Mais je lis plus loin...

Je précise d'abord que nos compagnons blogueurs discutent sur la religion et comme ce sont des hommes, ils n'y comprennent - comme beaucoup - pas grand chose... Ou bien ils font comme si... Nous repectons en tout cas les Papes et certains penseurs... Pour la catholique que je suis, le RESPECT d'abord. Mais il faut bien comprendre que la religion est quand même une affaire de femme et de mère... Celles qui veillent et qui protègent... Qui prennent soin et font attention...

Donc, pour reprendre, Attila dit:

Puisque notre hôte « ose » enfin s’attaquer de front au religieux, sujet plutôt tabou ici, il serait bon de confronter qq idées émises par Michel Onfray, le vrai spécialiste en la matière, à celles couchées ici. Voici le lien à ses chroniques mensuelles:
http://mo.michelonfray.fr/chroniques/autre-essai/
voir les n°64, 68, 70, etc.

(Attila veut nous vendre du Onfray, que je ne connais pas, si ce n'est que j'ai entendu dire qu'il serait libertaire hédoniste... Bon, passons...)

Réponse de a1mos - 5 février 2013 11 h 53 min

@Attila : Sur le marxisme, je ne suis pas compétent, ayant uniquement retenu la notion de capital.
Sur la grammaire, encore moins compétent, je n’aurais pas écrit « pour les faire profiter de son génie universel », mais pour « leur » faire profiter (si un lettré pouvait m’aider: sincèrement, je ne sais plus comment cela doit s’écrire. Pour cacher mon ignorance, je voudrais faire croire que c’est dû à mon bilinguisme (qui n’existe pas
http://dictionary.reverso.net/french-english/profiter%20de).
Sur le fond, je crois que l’on ne peut philosopher sans agir. Pour reprendre une citation de Dostoïevski recopiée sur ce blog la semaine dernière:
« L’amour abstrait de l’humanité est presque toujours de l’égoïsme. »
Michel Orfraie, hédoniste s’il en est, semble depuis quelques mois en train de filer du mauvais coton, opposé au régime, mais n’est pas Victor Hugo qui veut…
Onfray, quant à lui, entre Jersey et Guernesey, est en train de filer du mauvais coton.
Le jeune homme est beau, le vieillard est grand, Onfray entre ces deux eaux.

Sur la laïcité: la France version Clémenceau, mais l’Europe façon qui? Les autres états devront-ils aussi être laïcisés, sous quel délai? (il est vrai qu’avec le mariage pour tous — ET TOUTES, ne l’oublions pas — les Eglises ont moins « pignon » sur le domaine public)

Nous continuons, car Patrice dit aussi:

Les sciences humaines ne sont pas gouvernées, comme la physique, par la rationalité, mais aussi par la sensibilité, l’histoire, la tradition, qui forment également le lien de la société.
De ce point vue, force est de reconnaître que la France est originellement, une nation non seulement chrétienne, mais encore catholique (Cf. Daniel-Rops, « l’Eglise des Temps Barbares »).
C’est progressivement qu’elle s’est laïcisée, tout au long de son histoire, jusqu’à la fameuse loi de 1905.
Mais:
1) la République laïque prend bien garde de ne pas verser dans l’anticléricalisme primaire, et elle a d’ailleurs mis en place un « modus vivendi » avec l’eglise;
2) curieusement, on constate que si généralement, elle demeure discrète en politique, elle agit parfois comme si la puissance publique demeurait toujours simplement « délégataire » d’un pouvoir qu’elle avait reçu lors du baptême de Clovis, et qu’elle se réserve un certain pouvoir d’intervention lorsqu’il y a abus de droit.
3) quoiqu’il en soit, si l’influence de l’église décroît, celle de l’Etat, et particulièrement en France, décroit parallèlement…


Et tout cela chez: http://blogs.lexpress.fr/attali/2013/02/04/laiciser-letat-enfin/#comment-116419

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