woensdag 3 april 2013

Drones, technique et Cie...

L'autre jour, réunion de famille chez la belle-famille. Belle-mère, beaux-frères, belles-soeurs, et neveux - l'occasion de se revoir, pour les enfants entre cousins, et de parler un peu. Discuter aussi... J'adore discuter des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Et il y en a beaucoup... Comme je pense aussi beaucoup, certains diront beaucoup trop, que je n'aime pas les lunettes roses, que je travaille certaines choses et les mots, j'ai beaucoup à écrire. Peu se sentent aussi concernés. Il suffit que j'ouvre un journal pour me lancer dans la réflexion... Un exemple: ce matin, je reprends un peu par hasard Le Monde diplomatique de ce mois d'avril. La presse française et néerlandaise, les livres et l'Internet, forment un tout que j'étudie, et dont j'essaie de trouver les fils conducteurs. J'ai toujours aimé la matière écrite. Travailler avec une telle perspective permet de mieux comprendre. L'esprit critique faisant le reste. L'outil m'aidant ensuite à publier... Aujourd'hui, nous avons les nouvelles technologies, il y a quelques siècles, l'imprimerie allait tout révolutionner déjà. Aidant les humanistes à faire partager leurs écrits. Un certain progrès technique peut - à condition d'être BIEN employé - nous servir.

A la page 3, je lis: "Drone et kamikaze, jeu de miroirs", avec en prime une peinture de Vincent Van Gogh, "Crâne avec cigarette", 1885... "A chacun son arme", en effet... Je profite de ce texte, que je voulais écrire sur un tout autre sujet, pour faire part à mes lecteurs de mon indignation quant à cette nouvelle façon qu'ont les journalistes, chercheurs, faiseurs d'opinion, et plus encore sans doute, de nous - eh bien, je vais vous le dire franchement - de nous prendre pour des idiots. Littéralement, nous embêter, emmmieller, emmouscailler, enquiquiner, nous gonfler. Je m'excuse pour l'utilisation de ces mots, mais je n'en ai pas d'autres pour exprimer cette indignation du moment. Derrièrement aussi, je me posais des questions: la presse locale nous faisait part, ici, de l'utilisation d'un drone. Et ceci dans une mise en scène que je soupçonne au plus haut point de n'être que cynisme. Mais pour qui nous prend-on? Sommes-nous arrivés en 2013 pour avoir à lire ce genre de choses qui nous horripilent au plus haut point? Et je suis, une fois encore, bien placée pour en parler. En plus, je connais des ingénieurs, et je me méfie énormément de ce que certains pourraient vouloir faire produire à ces techniciens. Faire appel évidemment, et tout naturellement, à ces grosses têtes afin qu'elles conçoivent et fabriquent à bon compte l'outillage inutile. Ces futurs ingénieurs, comme par hasard je pourrais en connaître, ne feront pas n'importte quoi et devront apprendre à ne servir que le BIEN. Les investisseurs et créateurs de soi-disant richesses seront cordialement invités à faire de même. Nous sommes au chapitre biotechnologie, innovation, robotique, nanotechnologie et Cie... Au chapitre du transhumanisme aussi. Au chapitre création de richesses. Au chapitre je ne sais pas quoi faire de mon argent pour le faire fructifier. Et il faudra bien qu'un écrivain fasse part de son inquiétude et de sa méfiance, même si ce n'est que de l'écriture numérique au moyen d'un blog. Même si ce n'est qu'un âne...

Ici, nous sommes bien placés pour nous méfier, la pensée s'est développée, a recherché de vastes horizons, les lettres, les adages et l'éloge, tout comme l'âne, on connaît aussi... Pour vous mettre dans l'ambiance de la critique - et ceci se passe en France - je citerai l'auteur de cet article, M. Grégoire Chamayou, qui est chercheur en philosophie au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Cerphi-ENS Lyon. Cet article, comme je peux le lire, est tiré de son livre "Théorie du drone", qui paraît le 24 avril aux éditions La Fabrique. Je vous donne aussi les notes (1) et (4) en bas de page, celles-ci se passent en Amérique:
(1) Directeur de la robotique au Centre des systèmes de guerre navale et spaciale de San Diego (Spawar) Cité par Peter W. Singer, "Wired for War: The Robotics Revolution and Conflict in the 21st Century, Penguin Books, New York, 2009. Cette note se réfère à Bart Everett: "Pour moi, le robot est notre réponse à l'attentat-suicide." C'est ce que nous pouvons lire dans Le Monde diplomatique.
(4) Vladimir K. Zworykin, "Flying Torpedo with an Electric Eye", 1934, dans Arthur F. Van Dyck, Robert S.Burnap, Edward T. Dickey et George M.K. Baker (sous la dir. de ), "Television", vol IV, RCA, Princeton, 1947: "[...] nous devons nous en remettre à notre supériorité technique pour résoudre le problème(4)." (http://www.monde-diplomatique.fr/ dans le numéro d'avril).

Dans ce billet, je voulais aborder un tout autre problème. Je le ferais une prochaine fois. Pour l'instant, je pense vous avoir clairement et simplement exposer un problème qu'il me semble nécessaire et utile, urgent même, de travailler. Au chapitre oeuvre d'art et pinceaux: http://nl.wikipedia.org/wiki/Vincent_van_Gogh et en français: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_van_Gogh. D'une certaine façon, ce billet fait écho au billet de Jacques Attali cité précédemment. Mais aussi, à celui que je viens de mettre en ligne sur Jacques Ellul et la critique de la technique. J'espère que les intéressés liront. Jacques Attali a mon mail, il peut me répondre. J'apprécierai le dialogue sur des questions essentielles, en Real Life encore plus. Je voudrais en fait avoir l'avis des unes et des autres sur les notions création de richesses, croissance, et ce que les Riches, comme il écrit, comptent faire de leur argent et pourquoi il faut toujours chercher un retour sur investissement, même lorsque l'on est très Riche. Riche avec une majuscule, les pauvres, avec une miniscule... Une invitation à ne travailler qu'au BIEN et au BIEN COMMUN dans l'INTÉRÊT GÉNÉRAL. Riches, moins riches et pauvres ensembles.

P.s: Il ne faudrait pas que l'ambition des Riches soit de ne plus tenir compte des pauvres; comme au XIXème siècle, lorsque les pauvres voulurent se débarrasser des Riches... J'ai entendu cela quelque part;)...

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