Comme tout bon Dauphinois et comme tous ceux de la génération issue de la guerre, l'auteur de ces lignes ne rêve que de s'expatrier, de découvrir de vastes étendues, de chevauchées sans fin, de lutte contre la nature et d'exploiter de vastes domaines. Il est à noter que tous les grands bouleversements de l'histoire ont créé des vagues d'espoir et d'optimisme qui poussent les jeunes aux grandes découvertes. Avant la guerre de 1914, la Russie demandait des ingénieurs pour son industrie, des régisseurs pour moderniser les exploitations agricoles. Après la guerre, ce fût l'Argentine, le Brésil, le Venezuela. Aussi, craignant de voir son fils aussi jeune et aussi loin, le père de l'auteur sans en avoir l'air lui parla beaucoup de l'Algérie et de la Tunisie qu'il avait longuement visitées en 1896 et en avait gardé si bon souvenir qu'il y fit son voyage de noce en 1901. Si un voyage ets beau par lui-même, il devient merveilleuX en voyage de noces. Aussi autorisa-t-il son rejeton à contracter un engagement par devancement d'appel pour un régiment miXte de Tunisie, ce qui allait permettre une première prise de contact avec l'Afrique et ses habitants. Les étudier, apprendre leur langue, vivre avec eux, respecter leurs traditions et s'associer à leurs joies et à leurs peines.
In: Trente cinq ans de Tunisie, Souvenirs d'un Français moyen, par le grand-père (1903-1973) de la dactylo.
Voir aussi: http://leblogdelaneezelblog.blogspot.nl/2014/06/cest-dans-la-famille-aussi-perspective.html
Au chapitre Histoire de la société et relations internationales.
À suivre...
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