Dominique Boullier, professeur de sociologie et chercheur au Médialab à Sciences Po Paris, est spécialiste du numérique. Il est, depuis 2012, directeur exécutif du programme international Forccast, qui vise à favoriser l’émergence de projets éducatifs numériques innovants. Il participera à la table ronde sur le thème « Civilisation numérique : quels contre-pouvoirs ? », organisée dans le cadre du Monde Festival et animée par Laure Belot.
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Pour analyser les données qu’elles collectent, les plates-formes de type Google, Facebook ou LinkedIn embauchent massivement des personnes aux formations diverses (communication, économie, sciences politiques et même anthropologie). On assiste à une véritable absorption de cerveaux, de nombreux jeunes rêvant d’aller dans ces entreprises. Cependant, ce n’est ni la société ni l’opinion qu’ils analysent, mais les traces numériques que laissent des comptes tenus par des individus : tweets, « likes », commentaires… Ils cherchent ensuite des corrélations. Nul besoin d’hypothèses théoriques pour faire tourner les machines. Puis ces entreprises vendent ces analyses, ou leur valorisation, en suggérant à leurs clients de placer une publicité à un endroit plutôt qu’à un autre.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/03/les-sciences-sociales-ne-jouent-plus-leur-role-de-contre-pouvoir_4745227_4415198.html#FfL6jxPBwGKYsTxe.99
Sur l'utilisation des eXosquelettes par les humains et les scientifiques: faire la guerre sera-t-il plus facile?
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