...l’irréversible révolution numérique.
Le but de nos recherches : essayer de comprendre ce qu’est le simple bon sens. » Ainsi M. Marvin Minsky, un des pionniers de cette institution, résume-t-il son objectif.
http://www.monde-diplomatique.fr/1996/08/CARLANDER/5789
Mais également...
Modernes activités, emplois nouveaux
Ce que va changer la révolution informationnelle.
En pleine crise, et à l’aube du vingt et unième siècle, les sociétés industrialisées reçoivent de plein fouet le nouveau choc du futur : celui de la société informationnelle. Le ralentissement de la croissance, la montée du chômage et la contestation du rôle traditionnel des élites politiques et économiques traduisent la rapidité de la transition entre sociétés industrielle et informationnelle. De cette zone de turbulences émerge le pouvoir des groupes face au pouvoir centralisé, tandis que les réseaux informatiques et Internet favorisent l’affirmation des individus face à l’anonymat des « usagers ». Ces grands courants, s’ils sont mieux compris, aideront-ils à construire avec lucidité le monde de demain ?
par Joël de Rosnay, août 1996
La société industrielle est caractérisée par la centralisation des moyens de production, la distribution massive d’objets standardisés, la spécialisation des tâches et leur contrôle hiérarchique. Son modèle, emprunté à la géométrie ou à la mécanique, est la pyramide ou l’engrenage. Tandis que les trois piliers qui fondent le contrat de travail au sein de l’entreprise sont les unités de lieu, de temps et de fonction.
Avec l’avènement du traitement électronique des informations, de la numérisation des données et du développement des réseaux interactifs de communication, les références classiques volent en éclats. Aux trois unités (de lieu, de temps et de fonction) s’opposent la décentralisation des tâches, la désynchronisation des activités et la dématérialisation des échanges. La société naissante s’organise en réseaux plutôt qu’en pyramides de pouvoirs, en cellules interdépendantes plutôt qu’en engrenages hiérarchiques, au sein d’un « écosystème informationnel » plutôt que par filières industrielles linéaires. D’où le désarroi des hommes politiques et des hauts fonctionnaires de l’Etat nourris d’évolutions quantifiables, proportionnelles et extrapolables, face au foisonnement multidimensionnel ou aux accélérations brutales des évolutions nouvelles. L’émergence d’un phénomène international de communication comme Internet, l’effet de surprise qu’il provoque et la volonté de contrôle qu’il suscite, illustrent de manière éclatante cette perte de repères.
Autre bouleversement : l’émergence des personnes. Aux noeuds du réseau informationnel, évoluent désormais, simultanément, des acteurs diversifiés, communicants et potentiellement créateurs : les « neurones » d’un cerveau planétaire en voie de surgissement. Ce ne sont plus les « usagers » de naguère, passifs utilisateurs de services pensés par d’autres, mais les producteurs/consommateurs de nouveaux outils interactifs décuplant le pouvoir et l’efficacité de chacun.
Ces nouveaux outils sont à la société informationnelle ce que les machines mécaniques étaient à la société (...)
http://www.monde-diplomatique.fr/1996/08/DE_ROSNAY/5801
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