donderdag 10 april 2014

Ce blog transmet ... C'est sur la pensée contemporaine vue par un postmoderne... Une question de genre... dans le journalisme...

Et on trouve, c'était en 2009:

Peut-on penser la post-humanité autrement qu'inhumaine ?

Que restera-t-il en effet de nous tels que nous sommes, « humains, trop humains », quand les perspectives ouvertes par le clonage et l'utérus artificiel auront supprimé la naissance, quand la maladie sera tenue à distance par les progrès de la nanomédecine et des biotechnologies, et quand enfin la grande Faucheuse ne nous fera plus peur car des matériaux inaltérables permettront de télécharger nos consciences ? Eh bien, certainement le meilleur de nous-mêmes, nous serons enfin délivrés de notre enveloppe charnelle ; nous en aurons fini avec les discours essentialistes ; finies avec les catégories stigmatisantes, les idées reçues sur les femmes, les noirs, les beaux, les petits...Quelle libération ! Paradoxalement, notre espèce humaine aura prouvé sa supériorité au moment même où elle cessera d'exister comme espèce ; quand nous aurons fait exploser les barrières de la biologie pour flirter avec la frontière incertaine entre l'homme et la machine. Oui, mais à ce stade, serons-nous toujours humains ? Cette post-humanité que les progrès techniques dessinent s'accommodera-t-elle des valeurs qui sont les nôtres aujourd'hui ? Ou marquera-t-elle d'obsolescence nos convictions sur la vertu cardinale du libre arbitre et celle de l'égale dignité des individus ? C'est à penser maintenant cet avenir que nous enjoint le livre de Jean-Michel Besnier. Qui pose bien sûr plus d'une question : la post-humanité est-elle inéluctable ? Faut-il s'y préparer ou y résister ?

Invité(s) :
Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à l'université de Paris IV et dirige le DESS "Conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées"
Jean-François Mattéi
Pierre Bordage

http://www.franceculture.fr/emission-peut-on-penser-la-post-humanité-autrement-qu-inhumaine-2009-06-10.html

Clones, robots, cyborgs, organes artificiels... : la science-fiction d'hier devient notre réalité et l'on se demande déjà comment préserver une définition de l'humain. Chez ceux que les machines fascinent, Jean-Michel Besnier perçoit une forme de lassitude - voire de honte - d'être seulement hommes. Aux autres qui, au nom d'idéaux humanistes, refusent les progrès techniques, il reproche en revanche leur inconséquence : n'ont-ils pas cru que la liberté humaine consistait à s'arracher à la nature - ce que la technique permet d'obtenir effectivement ? Les métaphysiciens de toujours souhaitent que l'Esprit triomphe de la Nature. Les visionnaires d'aujourd'hui, proclamant l'avènement du posthumain, annoncent la réalisation concrète de cette ambition. Grâce à son ingéniosité, l'homme n'aura bientôt plus le souci de naître : il s'autoproduira. Il ne connaîtra plus la maladie : des nanorobots le répareront en permanence. Il ne mourra plus, sauf à effacer volontairement le contenu téléchargé de sa conscience. Mais comment vivrons-nous dans ce monde-là ? Quelle éthique nous mettra en harmonie avec une humanité élargie, capable d'inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs ? Quels droits, par exemple, devrons-nous accorder à ces robots chargés, là où les hommes sont défaillants, de rendre nos fins de vie plus humaines ? Les utopies posthumaines nous obligent à affronter ces questions, à évaluer nos dispositions à engager le dialogue avec cet autre, hier animal ou barbare, aujourd'hui machine ou çyborg. N'est-ce pas là justement, aujourd'hui comme hier, que se joue la grandeur de l'humain ? - 4e de couverture -
(date de publication : 18 février 2009)

http://www.franceculture.fr/oeuvre-demain-les-posthumains-le-futur-a-t-il-encore-besoin-de-nous-de-jean-michel-besnier.html

P.s: Le bonjour à ce journaliste rencontré un jour à l'Institut français d'Amsterdam, lors d'un débat organisé sur un genre de société. À la question posée, ce journaliste me répondit à toute vitesse: "ça dépend des fois...", et il s'enfuit... vite, pas de temps à perdre. Pour un journaliste, discuter avec une sorte de journaliste d'un nouveau genre peut être délicat, une sorte de toile d'araignée dans laquelle on s'emmêlerait les pattes... Et les journalistes ont horrreur d'être euX-mêmes interviewés. Un journaliste est au-dessus de tout, de tout soupçon. Il fait ou participe au jeu sans être, lui-même, dans le jeu... Sans être acteur, il est journaliste. Au-dessus ou au-dessous, il n'est pas dans le spectacle. Un journaliste, dans la société du spectacle, c'est être au-dessus de la masse, du quotidien, c'est être quelque part mais injoignable; il n'est là QUE;) pour rapporter tout gentiment à sa façon. Il est quelque part intouchable... C'est être dans une position très respectable, privilégiée. Il a des droits et QUE des droits. Quels sont leurs devoirs? Ils sont eXperts, eXperts en rapports pouvoir-média. Rapports... Vous me suivez...

Ici, on s'intéresse auX posthumanistes et auX transhumanistes, mais auX journalistes aussi comme auX philosophes. Et auX Pays-Bas, la perspective est eXcellente. Les philosophes ont une vue imprenable quand ils se promènent ici. Qu'en pensent les journalistes et salles de rédaction? Ne pourraient-elles pas un peu sortir et aller voir ce qu'il se passe dans le hors-champ? Le Monde n'a t-il pas, lui aussi, un devoir de transmission?

Et si on avait la bonne idée de demander à l'ensemble de la société de se joindre auX débats sur la place de la Technique et des nouvelles technologies dans notre quotidien? Sur le rôle des médias dans nos sociétés, et la collusion ou rapports avec le pouvoir et les autorités publiques, les représentants de la société? Une petite concertation ne serait pas de trop... Dans la postmodernité, on trouve de tout en fait. Qu'en pense Roger-Pol Droit par eXemple, eXpert en figures libres?

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