vrijdag 15 mei 2015

Les XY et les XX dans les jeuX... Et si on jouait ensemble demande la fille au garçon...

A la Paris Games Week, il y a d’un côté les femmes qui tirent sur les femmes, et de l’autre les hommes qui tirent sur les hommes (même si dans le jeu, il n’y a que des hommes armés qui tirent sur d’autres hommes armés). Le championnat du monde des jeux vidéos – qui se déroulait à la Porte de Versailles cette semaine – est aussi genré qu’un match de rugby. Alors qu’il s’effectue principalement devant un écran et souris à la main.

Avec des commentaires:

"Les féministes ne comprennent malheureusement pas grand chose, ils sont du niveau du tea party. Pourquoi ne pas plutôt parler avec des biologistes ? Ceux la vous expliqueront les différences, sans aucune misogynie."

"Oui mais ça c’est parce que les petits garçons sont plus encouragés à jouer aux échecs que les petites filles.
Et puis les hommes ont plus le temps de s’entrainer, parce qu’ils ne s’occupent pas des enfants, et parce qu’ils ne font pas le ménage."

"Parce qu’il se trouve que les bonnes femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes à pratiquer des activités ludiques, parce qu’elles sont sérieuses et pourvues du sens des responsabilités, elles.

Par conséquence statistique, elles sont en nette infériorité numérique dans la première division de quelque jeu que ce soit, et s’il y avait des équipes mixtes elles n’existeraient à peu près pas dans ces domaines, comme on le voit dans le milieu purement intellectuel des Échecs, par exemple."

"Le milieu du jeu vidéo est précisément similaire à celui du hip-hop, dans ce domaine.

Il y a des femmes qui rappent très bien (Boog Brown, Casey, etc), seules les wack ont une visibilité réelle depuis l’après Latifah/Lyte. On a bien vu ce qu’il s’est passé avec Kollage de Bahamadia en 96 : un album énorme, en explosant d’autres, pourtant... découvert en catimini. Si on prend également une production de DJ Premier, Living Proof de Group Home un an plus tôt a été bien plus retentissant, alors que le fond de ces deux mc’s masculins était plutôt vide. Les Lil Kim et autres Foxy Brown ont « pris la place », des places caricaturales, exposées et sexistes, qui ne disaient plus rien. Elles ont été reléguées au rang de choristes sur du pop-rap puff daddyen, et aujourd’hui sont soit underground, soit presque rien (niveau visibilité par rapport aux hommes, toujours), alors qu’elles existent en tant qu’artistes et produisent parfois de la qualité.

Dans le jeu vidéo, c’est exactement la même chose. Beaucoup de filles sont très coriaces à battre, dépassent même parfois beaucoup d’autres hommes. Mais de par la manière même dont s’est constitué le « milieu gamer », il y a toujours une caricature accompagnant l’idée de la fille qui joue. Pourtant en tant que gameuses, y compris d’un éventuel niveau pro, elles existent. C’est juste que « le milieu » n’en veut pas, où il en veut bien un peu, pour le casting, à condition que ce soit à part.

De toute façon, et ceci n’est pas du troll, l’esport ne veut rien dire. Les jeux-phares qui y sont pratiqués sont insipides, répétitifs et conçus pour rendre dépendants (le débat sur la dépendance dans le JV n’est pas clos, non). L’esport est une fabrique à robots humains. Heureusement, de bons jeux pc, il en reste, même s’ils sont moins joués parce que prétendument « pas compétitifs ».

En résumé, si je ne rejoins pas les focalisations de Mar_Lard (pour donner un exemple français connu), je suis pourtant d’accord avec ce genre de positions : le milieu du JV est un milieu de machistes voire misogynes et souvent coincés du cul (aka qui font des blagues hyper sexe, kikitoutdur & cie sur des forums - y compris de canards -, mais ont une réalité peu « agitée »...), qui rejettent la femme non pas pour son absence de niveau, mais parce qu’elle est une femme."

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-sport/zapnet/2014/11/01/question-dérange-pourquoi-les-equipes-sport-sont-elles-miXtes-255825

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