maandag 4 maart 2013

Je suis Attali, certains blogs, j'observe les mots...

Il est bien plus facile de prévoir les bonnes nouvelles que les mauvaises; car les premières se produisent rarement par hasard et sont le plus souvent le résultat de longs efforts; même si on ne peut en général rien dire de la date de leur avènement, on sait en général longtemps à l’avance qu’un évènement heureux peut survenir. Les seules bonnes nouvelles vraiment imprévisibles, sans doute les plus importantes, sont les œuvres d’art. Et encore.

Tandis que les mauvaises nouvelles (parfois prévisibles, comme les licenciements, certains conflits ou famines) surviennent en général par surprise, sans préavis: il est plus facile de détruire que de construire; de faire du tort que du bien; de tuer que de donner la vie. Enfin, les bonnes nouvelles pour les uns (des avantages sociaux) sont parfois de mauvaises pour d’autres (des impôts).

Et pourtant, nous sommes bien plus fascinés par les dangers que par les promesses; par les menaces que par les espérances. Parce que les mauvaises nouvelles sont des informations; tandis que les bonnes sont en général énonçables longtemps à l’avance: la mise en service d’un pont, d’un immeuble, d’une ligne de TGV, ou la mise en application d’une loi sont connus longtemps à l’avance. Un tsunami, un attentat, une maladie, ne le sont pas.

Energie, Israël-Palestine, Syrie...

Pour en rester aux bonnes nouvelles, celles qui sont probables en 2013 ne sont pas très nombreuses.

Pour le monde, on peut s’attendre à d’innombrables nouvelles versions des objets nomades qui ont envahi nos vies; à la baisse du prix du pétrole et du gaz, en raison de l’exploitation des gaz de schiste; à l’ouverture du nouveau World Trade Center à New York; à la mise en service d’un formidable nouveau train à grande vitesse au Japon; à l’ouverture d’un premier tunnel ferroviaire sous le Bosphore, à Istanbul, reliant l’Europe et l’Asie.

Il n’est pas non plus tout à fait exclu qu’un progrès puisse être enregistré dans la lutte contre les maladies non transmissibles (aujourd’hui les plus meurtrières), dans la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre ou dans celles des cœurs nucléaires de Fukushima. Pas non plus impossible d’espérer que puissent s’interrompre les tragiques guerres civiles en Syrie, au Kivu et ailleurs; que l’Iran évolue, après ses élections en juin, dans une direction plus pacifique; et que progresse une reconnaissance réciproque d’Israël et de la Palestine.

Pour l’Europe, les efforts en faveur de sa consolidation peuvent déboucher dès 2013 sur un renforcement politique de l’eurozone; et une baisse de l’euro peut y favoriser la croissance.

Avoir le courage de semer

Pour la France, une reprise de la croissance en fin d’année n’est pas à exclure; un accord sur la flexibilité du travail peut conduire à la remise en cause les gaspillages dans la formation permanente et à une inflexion du chômage. Il n’est pas non plus interdit d’espérer qu’on comprenne les formidables potentiels que représentent, s’ils sont exploités de façon écologiquement raisonnables, les gaz de schiste qui sont sous nos pieds.

Enfin, quelques réformes politiques non coûteuses, portant sur la libéralisation des mœurs et sur la suppression du cumul des mandats, sont possibles.

Pour que ces bonnes nouvelles se réalisent, beaucoup de travail est encore nécessaire. Et beaucoup d’audace: avoir le courage de semer, même si les fruits se font attendre, serait sûrement la meilleure nouvelle de 2013.

Jacques Attali


Jacques Attali a accompagné nos vies... Déjà au début des années 80... Bon, il se fait toujours entendre, les médias lui sont ouverts... Des livres en pagaille, certaines choses sont bonnes à lire, j'y reviendrai peut-être, d'autres laissent plus sceptiques.... Par exemple, la promotion qu'il aime faire de la "libération des moeurs" ou des femmes qui doivent absolument tendre à l'"épanouissement personnel"... Je l'avais contacté à ce sujet il y a quelque temps déjà de cela, en lui faisant parvenir un petit abécédaire relatif aux sentinelles de l'invisible. J'espère qu'il l'a bien conservé dans sa bibliothèque numérique. Les idées de transhumanisme ne sont pas très plaisantes non plus; j'en avais un peu parlé chez l'ami Jorion... Bref, Jacques Attali, à bientôt 70 ans, se faire toujours faiseur d'opinion. Je veux bien, mais qu'il le fasse dans le BON SENS et sans esprit de confusion. J'observe le vocabulaire qu'il emploie, le langage... Je suis une postmoderne, une femme en plus... C'est pour cela que je le suis un peu; dans la blogosphère, on peut en venir à regarder ce que font les collègues, on peut aussi, éventuellement, en venir à se critiquer ou à se citer tout simplement. L'échange et le partage d'idées est plus qu'essentiel par les temps qui courent. Un jour, une rencontre conviviales peut-être. Jacques Attali doit très bien connaître Ivan Illich ou Jacques Ellul, tiens ajoutons E.F. Schumacher ou Christopher Lasch, il y en a encore beaucoup d'autres certainement, comme Henry David Thoreau par exemple... Les BONS penseurs ne manquent pas, leurs pensées sont là, certaines sont un peu oubliées. A nous de les rendre visibles. Les blogs sont faits pour cela aussi. Un blogueur peut aussi être faiseur d'opinion. Je n'aime pas trop ce terme qui nous relie trop au monde des médias dits traditionnels. Des médias qui méritent également une petite critique bien postmoderne. C'est à dire la remise en question. Un blogueur peut inspirer. Je préfère ce verbe. Et c'est ce à quoi travaille cet âne. Nous sommes au chapitre où va cet âne? L'écrivain numérique écrit dans la blogosphère. Et cherche à transmettre certaines choses. Il espère être lu et compris. En parlant de TRANSMISSION, je pourrais citer notre ami. Je l'ai déjà fait plusieurs fois. C'est fameux. Vous voyez quand on écrit, il faut essayer de ne pas se contredire. La contradiction est à éviter absolument. Ce n'est certes pas toujours facile, il faut être très vigilant. Mais une chose qu'il nous faut bien comprendre, c'est que lorsque nos sociétés commencent à se contredire ou à trop faire dans le paradoxe, alors les choses finissent vraiment par s'embrouiller, et là tout devient vraiment compliqué ou...absurde. Nous tombons dans l'absurde. De plus en plus souvent, dans la contradiction. Et que dit notre raison de tout cela? Notre raison nous parle d'abord de simplicité. Et nous semons... "Avoir le courage de semer", comme écrit Jacques Attali. BIEN semer dans les BONS sillons, ajoutera l'âne. C'est là où la justice et la vérité se montreront.

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