vrijdag 8 maart 2013

J'écris...

Car on peut être catholique simplement, chacun à sa façon, chacun selon ses talents, chacun selon ses qualités, chacun selon son humanité. Car que veut dire être catholique? Sinon être dans l'Universel, reliés les uns aux autres pour le BIEN de nos sociétés, et le RESPECT de notre dignité, la protection du BIEN COMMUN. La justice et la vérité aussi. Le chemin a été difficile pour certains d'entre nous, nés au début des années 60... On nous a (presque) enlevé l'idée de religion. Car la religion, c'était pour les ringards, les retardataires, ceux qui n'avaient rien compris ou étaient trop bornés. La psychanalyse expliquait très bien tout cela. Les années 70 ont bien fait leur travail de sécularisation et de lobotomisation de masse grâce aux mass-médias et aux livres à la mode. Les journalistes et la pensée unique ont leur part de responsabilité. Entre croire ou consommer, croire et décortiquer l'âme, croire et manipuler, il fallait choisir. Beaucoup se sont jetés - et nous avec - dans la consommation et la marchandisation de tout et de rien. Dans l'introspection psy-cha-na-ly-ti-que... Ainsi la machine économique marcherait mieux, de façon plus efficace, plus rentable. Sens dessus-dessous. Chacun responsable de son bonheur ou... de son malheur. Tant que chacun fait ce quíl lui plaît... Là était l'essentiel. Nous sommes chez les hédonistes et les égoïstes. Le marketing plutôt que la prière. La consommation pour ne pas penser à la fin. Nous n'avons qu'un temps. La psychanalyse plutôt que la simplicité et la Tradition. Dans les années 70, il fallait désobéir, c'est un peu ce qui a rassemblé cette génération. La désobéissance. Plus d'autorité, plus de hierarchie, plus de père, si possible plus de mère, plus de Dieu, car les philosophes ne sont pas compris, plus de comment faire, ni de tradition. Il ne fallait surtout plus interdire. Car interdire empêcherait l'épanouissement personnel, l'émancipation, la libération de la braguette. Interdire empêcherait la découverte authentique et spontannée de sensations Ô combien jubilatoires. Permettre l'extase expérimentale et exotique qui délivrerait du quotidien et de toute tentative de transmission. Tiens, le mot transmission... Je travaille là-dessus. On a pu même parler ou écrire sur le devoir de transmission dans la recherche de l'épanouissement à gogo... Je ne citerai pas le passage du livre que j'ai souligné trois fois au crayon rouge. L'auteur, s'il me lit, se reconnaîtra. Cela s'appelle faire dans la contradiction. Et c'est ainsi qu'aujourd'hui, il ne faut pas s'étonner que nous soyons en crise. Pas une crise mais des crises, orchestrées par l'esprit de contradiction et de confusion. Nous le savons maintenant. Alors que faire? En attendant, l'âne blogue et écrit ce qu'il a à dire.

Années 80,
Parole de Chacun Fait (C'qui Lui Plaît):

Grégory : Cinq heures du mat' j'ai des frissons
Je claque des dents et je monte le son
Seul sur le lit dans mes draps bleus froissés
C'est l'insomnie, sommeil cassé
Je perds la tête, mes cigarettes
Sont toutes fumées dans l'cendrier
C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides
Je suis tout seul, tout seul, tout seul

Pendant qu'Boulogne se désespère
J'ai d'quoi m'remplir un dernier verre
Clac ! fait Dewaere en tombant sur le lino
Je me coupe la main en ramassant les morceaux
Je stérilise, les murs qui dansent
L'alcool ça grise et ça commence
« Yeah Yeah Yeah Yeah »
Font les moutons sur le parquet

X : Et à ce moment-là, qu'est-ce que vous avez fait ?
Grégory : J'crois que j'ai remis la radio

Chœurs : Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît
Grégory : L'précipice est au bout
Chœurs : Précipice on s'en fout !

Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît
Toutes les étoiles qui brillent
Grégory : Qu'est-ce qu'elles ont à me dire les étoiles ?

Grégory : six heures du mat faut qu'j'trouve à boire
Liqueurs fortes ou café noir
J'brûle un feu rouge, police, patrouille
Je serre les fesses y a rien qui presse
« Quatre, cinq francs ma rose »
Crie le p'tit Chose dans l'matin rose
J'gare mon Ondine sous ses comptines
X : « hey kesta-là, kesta ta? »

Grégory : Tout près d'une Poste y a un p'tit bar
Je pousse la porte et je viens m'asseoir
Trois, quatre patibulaires
Tapent le carton dans les waters
Toute seule au bar dans un coin noir
Une blonde platine sirote sa fine
Elle dit : « Champagne », je l'accompagne
Elle dit : « Cinquante », j'lui dis : « ça m'tente »

X : et vous êtes rentrés comment ?
Grégory : Dans ma voiture... Ah ! Y avait toujours le même air à la radio.

Chœurs : Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît plaît, plaît
Grégory : Que d'pression dans les bars
Chœurs : Personne te pousse à boire

Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît
Grégory : Les gens ont d'ces manies…
Valli : La décalcomanie

Grégory : Sept heures du mat', l'hôtel
Je paie, j'abrège,
Je fouille mes poches
-Je sais : c'est moche-
Son sourire rouge son corps qui bouge
Elle fait glisser son Cœur Croisé
Sur sa peau bronzée
T'as les bas Nylon qui filent sur l'édredon
Ses ongles m'accrochent : « Tu viens, chéri ? »
Le lit qui craque et les volets claquent
Seul dans le lit dans ses draps bleus froissés
Sur sa peau lisse mes doigts glacés
Elle prend la pose pense à autre chose
Ses yeux miroirs renvoient mon regard
Des anges pressés dans ce bleu glacé
Me disent : « C'est l'heure »
J'leur dis : « Quelle heure ? »

X : Et vous vous souvenez vraiment pas de c'qui s'est passé ?
Grégory : Non, vraiment pas.

Chœurs : Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît
Grégory : Sous mes pieds y a la terre
Chœurs : Sous tes pieds y a l'enfer

Chacun fait, fait, fait
C'qui lui plaît, plaît, plaît
Grégory : Mon Dieu, j'peux même pas jouir
Valli : Tant pis pour toi il faut dormir

Valli : Alors je me sauve dans le matin gris
C'est plein d'cageots et pas d'taxi
Les chats qui s'tapent leur p'tit Ron-Ron
Les Eminences les Petits Bateaux
Porte de la Chapelle
Je me sens pas belle
Mes bigoudis sont plus en plis
Dans mon studio j'aspirateur
Ma vidéo m'fait un peu peur

Chœurs : Madame Pipi a des ennuis
Monsieur Papa s'fait du tracas
Dans les logis des mal lotis
Bébé vomit sa bouillie

Valli : Huit heures du mat' j'ai des frissons
Je claque des dents et je monte le son
Seule sur le lit dans mes draps bleus froissés
C'est l'insomnie, sommeil cassé
Je perds la tête, mes cigarettes
Sont toutes fumées dans l'cendrier
C'est plein d'Kleenex et d'bouteilles vides
Je suis toute seule, toute seule, toute seule

Pendant qu'Boulogne se désespère
J'ai d'quoi remplir un dernier verre
Clac ! fait le verre en tombant sur le lino
Je me coupe la main en ramassant les morceaux

[ Ces sont Chacun Fait (C'qui Lui Plaît) Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]

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