10/10/2012
La ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, a présenté la stratégie du Gouvernement pour le numérique.
Les changements profonds dont le numérique est le moteur concernent aussi bien la vie quotidienne des Français, que la modernisation de l’Etat et la compétitivité et l’innovation des entreprises. Il est devenu indispensable, dans la vie quotidienne comme professionnelle.
Au-delà de la couverture intégrale du territoire en très haut débit dont il reprend le pilotage, le Gouvernement agira pour permettre à tous les citoyens, quels que soient leur âge, leur parcours et leur lieu de vie, d’accéder aux possibilités offertes par les technologies numériques.
Il veillera également, en lien avec la Commission nationale de l’informatique et de la liberté, à ce que les transformations résultant du développement du numérique soient pleinement conciliables avec les principes qui fondent notre République et garantissent le respect de la vie privée et de la liberté d’expression, ainsi que la protection des personnes face à la multiplication des fichiers.
Le numérique comporte également des enjeux de souveraineté, qu’il s’agisse de la sécurité des réseaux, systèmes et données, de l’indépendance technologique ou de la capacité des autorités judiciaires et administratives à agir en cas de besoin. Il convient aussi de réfléchir à l’adaptation de la fiscalité à la nature des activités économiques en ligne. La France œuvrera pour mobiliser l’agenda numérique européen sur ces questions.
Ces principes guideront le Gouvernement dans l’établissement de sa feuille de route pour le numérique. Elle sera présentée par le Premier ministre en février 2013, à l’occasion d’un séminaire gouvernemental dédié au numérique.
Enfin, le Gouvernement entend développer l’attractivité internationale de la France dans le numérique. Un grand quartier numérique sera créé à Paris ou en proche banlieue pour donner corps à cette ambition et faire de Paris une capitale du numérique. Une mission sera lancée prochainement pour préciser les contours de ce chantier. Elle sera également chargée de fédérer les initiatives des autres territoires dans l’objectif de mettre en réseau les différentes composantes du tissu numérique français.
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-strategie-du-gouvernement-pour-le-numerique
http://www.gouvernement.fr/presse/seminaire-gouvernemental-sur-le-numerique
http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/dossier_de_presses/feuille_de_route_du_gouvernement_sur_le_numerique.pdf
Et jécris...
Sur la stratégie du Gouvernement pour le numérique. 28 février 2013 - Séminaire gouvernemental dédié au numérique. Selon la feuille de route du Gouvernement sur le numérique. 1) Faire du numérique une chance pour la jeunesse. 2) Renforcer la compétitivité de nos entreprises grâce au numérique.3) Promouvoir nos valeurs dans la société et l'économie numériques. Tout cela intéresse les citoyens européens.
Et puis...
Bonne nouvelle : le gouvernement vient apparemment de se rendre compte que la révolution numérique « bouleverse nos vies », concerne l’« ensemble de nos entreprises » au-delà de la simple « sphère technologique », et renouvelle même notre « modèle de société ». Du coup, il a décidé d’organiser un séminaire, hier matin à l’Université de Cergy-Pontoise, pour prendre le sujet à bras-le-corps et définir une feuille de route interministérielle pour les années à venir.
L’objet du travail ? Eh bien, « le numérique », avons-nous dit. Le but n’est pas vraiment de l’encadrer, car « cette technologie » est après tout pleine de « promesses », mais gardons-nous bien de l’encourager sans réserves, car elle regorge également de « risques » qu’il faut « combattre ». Bref, c’est très compliqué mais très important, et aux côtés des quelques ministres qui se sentent concernés par ce vaste programme (ni l’Education, ni la Justice, ni l’Intérieur, ni l’Economie n’étaient là), le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenté de définir dans son discours une « vision d’ensemble du gouvernement ».
Mais en guise de vision globale, la feuille de route interministérielle ressemble plutôt à une compilation de mesures impliquant, de près ou de loin, des 0 et des 1 : open data (ouverture des données publiques), formations universitaires en ligne, numérisation des livres, soutien financier aux acteurs de l’e-commerce hexagonal…
Certaines de ces dix-huit idées sont déjà connues : création d’une option numérique au lycée, couverture du très haut débit ou encore réforme de la fiscalité numérique. D’autres sont nouvelles, comme ce projet de loi « sur la protection des droits et des libertés numériques » qui devrait, d’ici 2014, renforcer le pouvoir de la Cnil et faciliter l’accès des citoyens à leurs données personnelles (y compris dans les fichiers de police). Matignon aimerait également voir mieux contrôlé l’export d’outils « permettant à des régimes autoritaires de limiter l’exercice des droits de l’homme » – allusion directe à la société française Amesys, filiale de Bull, qui a fourni des logiciels de surveillance de l’Internet libyen à Kadhafi.
Rendez-vous est déjà pris dans un an pour « prendre acte des avancées et tracer de nouvelles perspectives ». C’est que ça va vite, le numérique.
http://www.ecrans.fr/Seminaire-numerique-la-feuille-de,16023.html
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