dinsdag 5 maart 2013

Chez l'ami blogueur...

raymond75 - 5 mars 2013 9 h 43 min

« Tout petit. ou très grand. Il faut choisir. Et vite. » ; « Etre la Chine ou Singapour. Etre Venise ou les Etats-Unis d’Europe. » …
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En êtes vous aussi sur que cela Monsieur Attali ? De fait, mieux vaut Singapour que la Chine, pays qui de toute son histoire n’a connu que l’oppression tout en étant une civilisation raffinée, qui n’a jamais protégé son peuple. La République de Venise a eu plusieurs centaines d’années de prospérité. Et mieux vaut être Suisse, citoyen d’un pays réellement démocratique et pacifique, où le peuple existe encore et peut s’exprimer et orienter la politique et les choix sociaux, que membre de l’immense majorité de cette bouillie européenne, de l’Europe du dumping fiscal et social, du tous contre tous, des frontières ouvertes à tous les vents, de la destruction programmée des droits sociaux et des des services publics : dernier en date, la privatisation souhaitée par la Commission des services de l’eau ; c’est vrai que le privé a fait mieux pour moins cher que les régies publiques de l’eau !
http://www.pressenza.com/fr/2013/01/la-commission-europeenne-encourage-la-privatisation-des-services-de-leau/
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Ce qui est en cause, en Italie, mais aussi dans le plus grand nombre des pays d’Europe, y compris la riche Europe du nord, c’est la faillite des démocraties. Une partie des italiens ont réagit à leur manière, par la dérision ; ailleurs ressurgissent la vieille droite réac qui a fait le malheur du continent, jusqu’à la folie nationaliste en Hongrie, que les instances européennes laisse faire.
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Nos démocraties sont à bout de souffle, car les personnels politiques sont devenus inamovibles, incompétents, sans prise sur le réel, sans vision. Ce qui est en cause, c’est la dictature du court terme et de l’agitation médiatique, les élections permanentes, les cumuls de mandats entre personnes non représentatives des populations, l’irresponsabilité permise par les institutions, l’impossibilité pour les peuples d’intervenir une fois l’élection passée.
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Ce que l’on ne sait plus gérer au niveau d’un pays, et même souvent au niveau d’une région, comment saurait-on le gérer au niveau d’un continent ? Il faut faire une pause dans cette fuite en avant, dans cette soumission aux technocrates et au lobbies, et prendre enfin la mesure des ravages de l’approche uniquement financière de l’économie.
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Ce que je vois de l’Italie, c’est le dernier avertissement d’un peuple par la dérision, avant la révolte dure, qui se propagera au reste de l’Europe. Dernier avertissement, mais à qui s’il n’y a pas de refondation démocratique ?

A mes lecteurs de rechercher où se trouve le débat. Mais ce n'est pas difficile, surtout si vous me suivez un peu...

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