vrijdag 15 maart 2013

Les correcteurs et l'écriture numérique...

Existe depuis 1881 et assure encore et toujours la défense du métier et de ses adhérents :

Le syndicat des correcteurs existe depuis 1881 et a rejoint la CGT à sa création, en 1895. Sa vocation est de fédérer et de défendre les correcteurs, lecteurs-correcteurs et tous les travailleurs des professions connexes de l’édition, salariés de presse quotidienne ou magazine, travailleurs à domicile (TAD) de l’édition.

Les métiers de la correction – qui consiste à valider tant sur le fond (vérification des données, exactitude des faits relatés) que sur la forme (orthotypographie, syntaxe) tout texte publié, quel que soit son support, électronique ou papier, afin d’en rendre la lecture la plus aisée et agréable possible – s’exercent sous le statut du salariat et sous différentes conventions collectives : celle des journalistes pour la presse écrite, quotidienne ou magazine ; celle de l’édition pour les livres ; les correcteurs exercent leur métier également dans la publicité, la communication… Bref, partout où l’on se soucie de la qualité de l’écrit.

Ce qui n’est pas rien à l’heure du tout-logiciel et des « économies de masse salariale ».

Ce site a été créé pour relier ceux qui vivent de la correction et des métiers connexes. N’hésitez pas à nous contacter pour participer au blog ou intégrer nos listes de diffusion.

Le syndicat est à l’origine de la création de Formacom, école qui forme une quarantaine de professionnels des métiers de la correction chaque année. Une formation intense de six mois permet d’obtenir le diplôme de lecteur-correcteur.


Sur la presse...

Presse quotidienne :

La presse quotidienne nationale traverse une tempête sans précédent. La catastrophe annoncée depuis des décennies se déroule en ce moment sous nos yeux, avec la disparition de MoneyWeek en octobre 2011 ; l’arrêt brutal d’un emblème de la presse d’après-guerre, France Soir, le 14 décembre 2011 ; celui de la Tribune, le 30 janvier 2012.

D’autres titres sont en difficulté, mais espérons que la liste s’arrête là. Les éditeurs tentent de prendre le virage électronique, mais tardivement et sans s’y être préparés, à quelques exceptions près, plutôt comme une sortie de secours à une presse papier bien mal en point. Et surtout, pour le moment les aides de l’État ne vont qu’au papier. Les journaux doivent perdurer.

Les deux supports sont pourtant complémentaires, et une presse imprimée de qualité aura un écho sur le Web ou les tablettes. Mais s’il est question de faire payer le lecteur, la fabrication ne pourra en être gratuite, ce serait trop simple. Les quotidiens de province n’emploient plus de correcteurs, ou alors seulement pour les petites annonces, satisfaction du client payeur oblige. Au mépris, ou plutôt au sourire du lecteur.

Les éditeurs de presse nationale ont réduit les cassetins au minimum, mais passent encore par le mal nécessaire qu’est la correction, ou révision, depuis que les ouvriers du Livre sont passés sous le statut journalistes, tout en continuant à exercer exactement le même métier.

Qui peut croire qu’une presse de qualité, la seule qui pourra attirer des lecteurs, puisse l’être sur le fond, mais pas sur la forme ? Les deux sont d’ailleurs inextricablement mêlés puisque le réviseur vérifie le fond et la forme. S’il doit ne rester que deux acteurs dans une écriture électronique pour le moment fantasmée, ce sera l’auteur et son premier lecteur, le réviseur.

http://www.correcteurs.org/pressequotidienne.html


Encore un métier menacé parmi tant d'autres à l'heure du tout numérique et du changement de paradigme annoncé... Aujourd'hui, de plus en plus, l'homme ou la femme, qui écrit derrière son ordinateur, fait de plus en plus tout tout seul et... dans la gratuité. Je ne m'en plains pas, des champs de possibles s'ouvrent soudainement. Il faut en avoir envie, mais il faut de tout pour faire un monde, même des écrivains du numérique, on peut dire tout simplement'aussi des blogueurs. Où nous mènera cette révolution numérique? Car tout cela, comme vous pouvez vous l'imaginer, demande - et je souligne - du temps. Si beaucoup de choses sont remises en question, il faudrait savoir et comprendre comment nous allons tous nous re-placer sur ce nouvel échiquier des pouvoirs qui se devine. Avec toujours ces même questions: Qui fait quoi? Qui est responsable de quoi? Quelles idées? Quels nouveaux acteurs? Et comment finalement être sûr d'avoir encore du pain sur la planche demain? La révolution que j'entrevois sera à la fois une maîtrise de l'outil de plus en plus nécessaire et positive (si l'on veut... oui, M. Attali...) pour BIEN avancer, mais aussi, un retour absolument nécessaire à la juste valeur des choses, en remettant les mains à la pâte et les pieds dans la terre. Les ânes seront de la partie, pourquoi pas? Qu'en pensez-vous? Nous sommes revenus au chapitre simplicité volontaire. Et contrairement à Jacques Attali, je ne suis pas du tout fan du transhumanisme, je me méfie terriblement de ceux qui nous parlent d'intelligence artificielle, d'innovations, de biotechnologies, et Cie en pensant aux drones par exemple, soit-dit en passant... Les remarques sont les bienvenues.





Geen opmerkingen:

Een reactie posten