Cet édito offre l´opportunité d´une mise au point intéréssante.
C´est la différence entre « prise de conscience » et « éveil de la conscience ».
Sur les trois points relevés, réchauffement, endettement, enrichissement, la prise de conscience a été effectuée et, contrairement à ce que disent certains, les remèdes énoncés, maitrise du CO2, croissance et maitrise des déficits, revenus de transferts.
Alors ?
Ben alors rien, ça marche pas.
Pourquoi ?
Eh bien justement parce que prendre conscience n´est pas la même chose qu´éveiller « sa » conscience, prendre conscience serait même nuisible en nous entrainant dans le va-et-vient stérile et épuisant entre bonne et mauvaise conscience, lequel est à la source de prises de décisions hâtives, opérées dans l´urgence, agissements intempestifs, remèdes au mieux inefficaces ou qui engendrent d´autres maux pires encore.
L´éveil de la conscience est un processus continu, un parcours, un « chemin » dont Scott Peck dit hélas qu´il est « le moins fréquenté ».
Pourquoi ?
Parce qu´il ne s´initie pas dans l´action mais dans l´observation, continuelle, sans relâche, d´abord de soi-même, à chaque minute, dés le matin devant le miroir du lavabo, observation de nos moindres pensées, de leurs conséquences sur notre physique, notre moral, notre état d´esprit, et qui déterminent notre comportement, nos actes, notre attitude vis à vis des autres et de ce qui nous entoure.
C´est à la lumière de l´observation de soi que l´on peut alors seulement commencer à observer son environnement et tenter d´émettre une opinion, puis d´avoir une influence sur celui-ci, mais là aussi seulement au travers de l´exigence personnelle et de la valeur de l´exemple, et si des décisions sont requises, elles seront prises selon l´évidence de l´intuition, en toute éthique, en toute connaissance de cause.
Car la caractéristique majeure, vraie définition de la conscience, est bien d´être universelle, dans la mesure où on ne peut concevoir l´existence autrement qu´étant soi-même partie d´un tout dont la considération est aussi indispensable qu´inévitable.
Un jour je vous parlerai des étapes suivantes sur lesquelles je travaille encore, et qui ont à voir avec l´humilité et la compassion, dont je subodore qu´elles mènent peut-être à la grâce.
Eh oui, rien que ça, pourquoi avoir peur des mots ?
Ou est-ce la peur de nous-même et surtout de tout ce que nous pouvons receler de bon ?
Mais, reconnaissons-le, nous n´en sommes pas encore là, pour l´instant contentons-nous donc de l´observation de soi, allons vite devant le plus proche miroir, et allons faire connaissance avec notre « pire ennemi ».(par ollivier - 14 mars 2013 16 h 20 min)
Et puis...
Je me demande si l’un des événements auxquels notre hôte songe comme devant nous sortir de l’impasse ne serait pas une annonce de notre Président au sujet de l’UE, visant à reprendre le leadership, le « chemin » de l’Europe (et non de la Syrie).(a1mos - 14 mars 2013 20 h 20 min)
Il y a d'autres commentaires intéressants...
http://blogs.lexpress.fr/attali/2013/03/11/jusque-quand/#comment-120368
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