vrijdag 1 maart 2013

Une question de mots...

Le journaliste Hervé Kempf nous annonçait récemment l’officialisation de la bioéconomie : « La Commission européenne a annoncé, le 14 février 2013, la création d'un observatoire de la bioéconomie. La bioéconomie ? Une économie qui succédera à l'ère du pétrole en visant une utilisation rationnelle des ressources dites naturelles, c'est-à-dire en cessant de les gaspiller. Le moyen ? Outre une sobriété indispensable, l'usage prudent et intelligent des cycles biologiques pour substituer aux minéraux fossiles la production sans cesse renouvelée des espèces végétales et animales.* »

Mais l'intitulé de la stratégie européenne, "Innovating for sustainable growth" indique que l'on reste dans le paradigme de la croissance. L'essentiel du discours est d’ailleurs axé sur la technologie, dans une logique de compétition avec les autres puissances économiques ; biotechnologies et nanotechnologies se voient présentées comme les clés de l'avenir. En fait, la Commission européenne fait du greenwashing, récupération des mots de l’écologie pour en dénaturer le sens.

Pour approfondir cette problématique, voici ci-joint un historique de l’émergence du concept de bioéconomie, suivi par quelques programmes bio-économiques qui correspondent à ce que l’écologie politique devrait porter aujourd’hui si les écolos étaient vraiment écolos.

* Cours de bioéconomie, chronique d’Hervé Kempf (LE MONDE du 17-18 février 2013)

De Biosphère.

Bien d'accord avec vous, l'âne postmoderne se méfie de la dénaturation du sens des mots.

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